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En consultant cette page, vous pourrez savoir dans quel pays je me trouve et avoir ainsi de mes nouvelles. Durant mes voyages, à l'aide de mon petit ordinateur portable, j'essaye de la mettre à jour au moins une fois par semaine…
Vous pouvez aussi m'envoyer un message (cliquez en bas de page sur " N'hésitez pas à me contacter "), cela me fera toujours très plaisir.
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01/01/13
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ATTENTION, A LIRE ATTENTIVEMENT... (9 avril 2011)
Je tiens à signaler que j’ai rencontré d’énormes problèmes avec TAMERA, agence lyonnaise avec qui j'ai voyagé (pour la première fois) au Soudan en février 2011. Ce voyage s’est extrêmement mal passé (voir mon récit de voyage) et tous les voyageurs payants sont de mon avis. Pire: à la suite de mon courrier recommandé, le patron de l’agence TAMERA, d’une mauvaise foi évidente, non seulement ne s’excuse pas (ce qui serait pourtant la moindre des choses…), mais réfute tous les problèmes en bloc et refuse tout dialogue, en me menaçant même de poursuites pour les préjudices qu’il subit du fait de mon « activité numérique non contrôlée ». Belle mentalité ! Vais-je être obligé d’arrêter de dire la vérité dans mes récits de voyage ? Vive la liberté d’expression !
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07/02/12
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En Nouvelle-Zélande du vendredi 3 au samedi 1& février 2012 (sixième et dernière semaine, j'espère...)
Vendredi 3 : J’avais prévu aujourd’hui de faire une petite croisière jusqu’à l’île de Tiritiri Matangi, départ 9H retour 17H, comme me l’avait conseillé ma rencontre à McDo. Mais, ce matin, il pleut ! Heureusement, je n’ai pas réservé. Demain, d’après mon iPhone, il devrait y avoir un peu de soleil (mais il devait y en avoir ce matin aussi, alors...). Bon, que vais-je faire ? C‘est si triste, une ville grise ! Ca, les Anglais ne se sont pas trompés lorsqu’ils ont colonisé ces deux îles dans les années 1840 : il fait ici le même climat que chez eux. A 9H, je sors finalement sous la petite pluie fine pour me rendre d’abord à la Bibliothèque. C’est fou ce qu’il y a comme restaurants dans ce quartier, notamment beaucoup de restos chinois, japonais ou indiens. Les petites alimentations, nombreuses aussi, sont toutes tenues par des Chinois. Certaines rues ou bâtiments sont décorés de lampions : Auckland a fêté le nouvel an chinois la semaine dernière. Me voici sur Internet, relevant mes messages. Une amie se moque de mon kiwi empaillé, de mon mauvais anglais et de mon ventre troué. Je lui réponds illico : « Mon anglais is perfect : comme tous les durs d'oreille, je n’entends que ce que je veux et le comprends à ma façon... Quant à mon ventre, il est vrai, il offre une certaine surface. Comme je faisais remarquer au médecin que c'était finalement bien d'avoir de la graisse, elle m'a répondu : oui, mais uniquement dans ce cas… La honte, quoi… Et le petit coussin d’amour, alors ? Elles ne connaissent pas ça, en NZ ? »
La pluie s’étant arrêtée, je me rends à pied jusqu’au Domaine. Je visite d’abord le jardin d’hiver, installé dans deux serres humides et chaudes. Très jolies fleurs, dont de superbes roses de différentes couleurs qui se révèlent être… des bégonias (mes connaissances ont vraiment besoin d’être améliorées, j’ai au moins appris quelque chose…). A midi, me voici au musée dont je n’ai pas eu le temps de profiter convenablement mardi à ma sortie de l’hôpital (visite de contrôle que l’on m’a facturée 180 euros, entre parenthèses !). Je commence par le second (et dernier) étage. J’apprécie la reconstitution joliment faite de quelques boutiques et maisons d’Auckland dans les années 1860. Tout le reste de l’étage est consacré aux différentes guerres auxquelles ont participé les néo-zélandais et, d’abord, les guerres dans le pays même, Blancs contre Maoris qui, entre 1843 et 1872, ont causé près de 4000 morts (surtout Maoris). Puis, entre 1899 et 1902, l’intervention auprès des Anglais contre les Boers en Afrique du Sud (272 morts). 18 500 morts lors de la première guerre mondiale et 11 700 lors de la seconde (Monte Cassino, Pearl Harbour, etc). Enfin les guerres asiatiques : Corée (41 morts), Malaisie/Bornéo (66 morts) et Vietnam (37 morts). Aujourd’hui, la NZ participe aux forces de sécurité (casques bleus) dans différents pays. Même si un musée de la guerre peut paraître minant (c’est le cas de le dire), celui-ci est très bien fait, avec beaucoup de petits films documentaires. Je visite ensuite le premier étage, principalement consacré à l’histoire naturelle, avec plusieurs sections : les volcans, les océans, les côtes, la Terre et les origines. Bien foutu aussi. Petite section sur les arts anciens, une autre sur les arts d’Asie et une dernière sur l’histoire naturelle des Maoris. Il est déjà presque 14H lorsque je déjeune au petit restaurant du rez-de-chaussée.
Je poursuis ma visite. Le rez-de-chaussée est surtout consacré aux peuples et traditions du Pacifique, présentant des maraes (ces lieux de rencontre traditionnels), des pirogues, des masques, des armes, des totems, des sculptures, des bijoux et tous les objets nécessaires au quotidien. Tout est superbement présenté et la collection est vaste et intéressante. Petite section sympa aussi sur les instruments de musique. A la sortie du musée, je me balade un peu dans le parc, jolis jardins, fontaines, avant de prendre un bus pour retourner au centre, étant un peu fatigué. Je retourne rapidement à la Bibliothèque et prend une carte de membre, gratuite, me permettant d’emprunter plus de 30 livres, revues, CD ou DVD à la fois ! Une bonne centaine de livres en français sont disponibles et j’emprunte « La princesse et le président » de Valéry Giscard d’Estaing, roman tant décrié dont on a tant parlé et que j’avais envie de lire pour me rendre compte. Un peu plus loin, je fais un tour au parc Albert où se déroule ce week-end la fête des lanternes (fête chinoise des lumières). Beaucoup d’animation, petits spectacles et, surtout, beaucoup de personnages éclairés. Dans une rue derrière se trouvent des dizaines de stands, notamment de nourritures et je dine de rouleaux de printemps et de porc, le tout non pas chinois mais vietnamien. On se croirait plus à Hong-Kong que dans un quartier d’Auckland ! Puis démarre un concours de karaoké, un truc que je ne supporte pas. Et, en effet, c’est une catastrophe ! De toute façon, je dois rentrer pour ma piqûre, il n’est que 20H30, mais je suis en retard. J’y retournerai sans doute demain, s’il fait beau… Fini un livre qui m’a passionné : « Robinson des mers du Sud », de Tom Neale.

Samedi 4 : Il ne pleut pas !
Le ciel est gris, bien sûr, mais comme ça risque d’être comme ça jusqu’à la fin de mon séjour, je décide d’aller faire mon excursion à l’île Tiritiri Matangi. Après un petit-déjeuner copieux au McDo, l’une des trois de Queen Street, la rue principale, me voici à 8H20 au guichet de la compagnie maritime pour apprendre qu’il n’y a plus de place ! Je suis découragé et insiste, l’hôtesse me demande d’attendre une demi-heure afin de voir s’il n’y a pas de désistement. Je prends mon mal en patience, j’ai de la lecture, et ça marche : j’obtiens une place et suis heureux. Le bateau, 200 passagers, prend la mer à 9H, arrive à la marina de Golf Harbour cinquante minutes plus tard (mer très remuante), charge encore d’autres passagers, c’est complet, et arrive au débarcadère de l’île de Tiritiri Matangi à 10H20. Cette île est en fait une réserve pour les oiseaux. La foule descend, nous écoutons les directives d’un garde, puis nous éparpillons. Avec ce monde, cela va être difficile d’observer les oiseaux tranquillement ! Eh bien non, et je suis surpris : parti le premier, je ne rencontrerai que 4 ou 5 personnes durant les trois heures suivantes… Je pars donc sur la côte ouest, vers le nord, choisissant le circuit le plus long (durée prévue 4 à 5 heures). Le ciel est clément, j’ai même du soleil de temps en temps, c’est bien agréable. Tout au début du trajet, près d’une plage, je peux observer un manchot bleu dans son abri. Il est si petit et si mignon !
Le chemin court le plus souvent dans la forêt, beaucoup de chants d’oiseaux. Mais pour les voir, c’est souvent difficile. Et pour les prendre en photo, c’est encore une autre paire de manches (drôle d’expression) : si je suis trop loin, je n’y arrive pas avec mon petit appareil, si je m’approche trop près, ils s’envolent et, de toute façon, ils ne restent pas en place… Et puis il y a les feuillages gênants, les contre-jours, l’ombre… Je peux quand même observer une bonne dizaine d’espèces dont, en anglais : des Fantail, North Island Saddleback, Kereru (ou pigeons néo-zélandais), North Island Robin, Bellbird, Kakariki (ou perroquets à couronne rouge), Tieke, Rifleman, Hihi (ou Stitchbird), Kokaho etc... C’est vraiment sympa comme balade. En plus, ça sent bon. La côte est assez découpée, volcanique et semée d’ilots. Arrivé tout au nord de l’île, je redescends par la côte est et m’arrête près d’un étang au bout de deux heures et demie, déjà bien fatigué (ce n’est pas normal). Un paquet de chips pour me redonner de l’entrain puis continue environ 40 minutes jusqu’au phare où se trouve aussi le centre d’information. Je m’y repose et finis de déjeuner. Ici, plusieurs Takahe se promènent (genre de volaille endémique entre la poule et le perroquet qui était en voie d’extension il y a à peine 50 ans). Encore une demi-heure et me voici à l’embarcadère avec un peu d’avance. Le bateau repart à 15H30, s’arrête de nouveau à Golf Harbour et continue jusqu’à Auckland par une mer toujours très remuante (vent et vagues) où nous débarquons un peu avant 17H. Pas mécontent de mon excursion, mais j’ai maintenant 161 photos à trier… (je n’en garderai finalement que 35 !).
Sur le quai, je reçois un appel de mon assistance en France : elle me confirme que je serai bien rapatrié vers le 10 et me tiendra au courant d’ici 48 heures. Petit arrêt Internet au McDo et retour à l’hôtel vers 18H. Où je m’aperçois que j’ai pris des couleurs, trop même. Après ma piqûre, je ressors pour me rendre à la fête des lanternes, que je peux ainsi voir de nuit. Je n’ai pas osé mettre mon tee-shirt « Free Tibet », je suis persuadé que la police m’aurait réprimandé. C’est en plus cette année le quarantième anniversaire des relations diplomatiques sino-néo-zélandaises. Encore plus de monde qu’hier, difficile d’avancer dans cette cohue. Tous les personnages ont encore une autre allure lorsqu’on les voit éclairés de nuit. Au stand du périodique chinois de NZ, j’apprends que la communauté chinoise compte 150 000 membres à Auckland, ce qui fait 10% de la population, la ville ayant fêté cette semaine la naissance de son 1 500 000ème habitant. Je dine sur place, cette fois-ci chinois : pâtes de riz et brochettes de viande hachée de porc. La fête se termine dès 22H30, mais continuera demain. C’était ma première sortie en soirée dans ce pays.
Dimanche 5 : Encore du temps gris, c’était prévu. Pas grave, je n’avais pas prévu grand-chose pour aujourd’hui, si ce n’est de retourner à la fête des Lanternes. J’apprends que des grèves aériennes sont prévues pour la semaine prochaine ; ça ne va peut-être pas faciliter mon retour… Grasse matinée. Je me rends pour midi à l’Art Gallery, d’abord pour assister à 20 minutes de concert vocal à capella donné par cinq jeunes originaires de Hong-Kong, vraiment au top. Un peu plus tard, un vieux Chinois, David Wong Hop, donne une conférence d’une bonne heure sur l’origine des Chinois en NZ et à Auckland avec des diapos à l’appui. Fort intéressant. Pour résumer : les premiers Chinois, environ 4000 hommes, principalement des jeunes de 16 à 25 ans se sont installés dans l’île du Sud dans les années 1840, venus notamment pour travailler dans les mines (or). Les Chinoises arriveront plus tard et dans une moindre proportion En 1869, la plus grande mine, à Lawrence Crossing, employait 4000 Chinois et 6000 Européens… A Auckland, le premier Chinois fut un cuisinier qui travaillait auparavant sur un navire. Puis, à partir de 1875, certains travaillent dans des blanchisseries, comme gardiens dans les marchés et même commencent à faire du commerce. Mais on ne leur faisait pas la vie facile, ils étaient victimes d’une forte discrimination : taxes d’entrée élevées, fortes taxes sur le riz et l’opium, fausses accusations…). Certains, découragés ou ayant envie de se marier au pays ou même devenus riches grâce à l’or, repartent alors : des 4816 Chinois établis en NZ en 1874, il n’en reste plus que 3718 en 1890 et 2857 en 1901. Aujourd’hui, comme je l’ai déjà dit, ils sont 150 000 rien qu’à Auckland !
Après cette conférence, je m’arrête rapidement au McDo (Internet) puis rentre déjeuner, assez tard, dans ma chambre, où je me trouve toujours plutôt bien. Le gros problème de cet hôtel vient des ascenseurs : l’un est en panne et l’autre, du coup, est trop lent : 20 étages à couvrir, 160 chambres, et un seul ascenseur qui marche ! Ce qui fait souvent de longues attentes. Je termine mon bouquin « La princesse et le président ». Je comprends les mauvaises critiques : ce roman, mal écrit, est insipide, sans aucun intérêt. Comment, vu cette médiocrité, Valéry Giscard d’Estaing a-t-il pu être élu à l’Académie Française ? Je quitte ma chambre vers 17H, heure où recommencent les festivités pour ce dernier jour de la fête des lanternes qui clôture le nouvel an chinois. J’ai vraiment de la chance : cette fête occupe des journées qui autrement m’auraient semblé longues. Cette année qui commence est l’année du dragon, qui revient tous les douze ans ; c’est pourquoi les dragons, déjà très présents dans l’univers chinois, se retrouvent ici un peu partout. Des filles, bien montées (sur échasses), portent costume et masque de cet animal rutilant et chaud ; mais peut-on draguer un dragon ? Cette fête, organisée par la municipalité et la communauté chinoise, est principalement sponsorisée par la HSBC (Hong-Kong Shanghai…). Bien que je sois leur client, les vigiles ne me laissent pas pénétrer dans le stand tenu par la banque : il faut une invitation que, bien sûr, je n’ai pas. Je fais un grand tour dans le parc Albert et admire deux ou trois ensembles de personnages que je n’avais pas encore vus. A cette heure-ci, pas trop de monde. Sur un podium, comme les deux jours précédents, de petits spectacles se suivent : chants et danses principalement. Le petit groupe de Hong-Kong vu ce matin interprète quelques chansons, cette fois, évidemment, au micro. Ils ont vraiment le swing, c’est impeccable.
Des enfants, chacun à l’intérieur d’une grosse bulle en plastique fermée par une fermeture-éclair et restant bizarrement étanche, la font tourner sur un bassin d’eau, tombent, se redressent, recommencent et s’amusent follement. C’est une attraction que je n’avais jamais vu ailleurs auparavant. D’autres enfants, plus jeunes, font des tours de manège. Plus loin, un autre espace propose des démonstrations de sports de combat, notamment des jeunes font du Taekwondo. Intéressant. Un gamin noir d’une douzaine d’années (maori ?) est déjà ceinture noire et se débrouille bien ! Au fur et à mesure que la soirée avance, la foule se fait plus dense, difficile d’avancer par moment. A 19H30, je me mets à l’écart : j’ai pensé à amener une piqûre pour ne pas être obligé de rentrer à l’hôtel. Et voilà, dans le ventre, que j’ai bleu… Au bout d’un moment, je me sens mal, j’ai l’impression que je vais tomber. Malaise… La fatigue ? (pourtant je n’ai pas fait grand-chose aujourd’hui). Je m’allonge dans l’herbe une demi-heure puis vais me sustenter à l’un des dizaines de stands prévus à cet effet : une saucisse taïwanaise et des raviolis chinois. C’est fou ce que je peux me laisser tenter par les odeurs de nourriture. Il faut que j’entretienne mon gras pour les piqûres. Commence alors le karaoké, quelle horreur ! Certains très mauvais interprètes n’ont pas froid aux yeux, heureusement que le ridicule ne tue pas ! Je voudrais prendre quelques portraits, pas facile dans la foule, et essaye de deviner, avec beaucoup de difficulté, l’origine des gens rencontrés. Beaucoup de chinois, bien sûr, mais tant d’autres nationalités asiatiques : Vietnamiens, Taïwanais, Indiens, Indonésiens, Malaisiens, Philippins, Népalais, Coréens etc… A 22H15, enfin, un feu d’artifice clôt la soirée et les festivités du nouvel an chinois : il est magnifique mais je suis mal placé sous les branchages d’un arbre, surpris (un quart d’heure d’avance !), et n’arrive pas à me déplacer. Puis je rentre…
Lundi 6 : Ciel gris. Je travaille et bouquine jusqu’à 11H, puis sort. C’est férié aujourd’hui : Waitangi day, qui commémore le traité du même nom qui a fait rentre la Nouvelle-Zélande dans l’empire britannique, a donné des droits aux Maoris ainsi que le statut de citoyens britanniques. Beaucoup de magasins sont ouverts, comme ils l’étaient d’ailleurs hier. C’est la période des soldes et j’en profite pour m’acheter deux chemisettes à 6 euros chacune (marque Jay Jays, c’est connu, ça ? Fabriqué en Chine, évidemment. Qualité ? Je verrai bien…). Je vais ensuite faire un tour au cinéma, voir les programmes, puis rejoins à midi l’Art Gallery où deux numéros de danse, dragon et lion, sont offerts : même genre que ces trois derniers soirs, mais en beaucoup plus professionnel. Je me suis régalé. La Bibliothèque est fermée, mais la Wifi marche, c’est bien, j’y reste une heure. Toujours pas de courriel de l’assistance, j’aimerais bien savoir quand je vais rentrer en France ! Quelques rayons de soleil, enfin ! Je retourne dans ma chambre pour déjeuner, attends l’ascenseur un quart d’heure alors que je suis pressé et me mets quelque peu en colère.
Du coup, à peine le temps de me préparer deux sandwichs et je repars en courant pour être à temps à l’Art Gallery. En effet, à 15H30, l’Opéra de Taizhou doit présenter deux numéros. Avez-vous déjà vu un type de près de 60 ans, en short et tee-shirt, courir dans la rue comme un dératé, tout rouge, un sandwich à la main ? Ben c’est ce à quoi je devais ressembler… Ouf, j’arrive à l’heure ! Mais le spectacle, gratuit, commence finalement avec une demi-heure de retard ; si j’avais su, j’aurais pris mon temps pour mieux déjeuner. C’est trop court, 25 minutes à peine, mais magnifique : superbes costumes, beaux maquillages, danses et acrobaties. Ah, ces Chinois, souvent si mal élevés, ont tout de même de sacrés qualités ! Petit arrêt à McDo (Internet et lecture) et retour à l’hôtel de bonne heure pour trier photos et films. Chaque jour, ça me prend beaucoup de temps ! A 22H, j’ai un appel de l’assistance qui me propose un vol vendredi soir avec une escale à Guangzhou et Amsterdam et arrivée à Marseille la nuit de samedi. Je suis d’accord. Elle me rappelle presque à minuit pour me proposer un autre vol vendredi après-midi avec escale à Dubaï et Paris et arrivée à Marseille samedi après-midi. Je suis d’accord, encore (je ne suis pas quelqu’un de contrariant…). Je voyagerai en classe club/affaires pour pouvoir étendre mes jambes et bénéficierai d’un taxi au départ et à l’arrivée. Cela me convient tout à fait. Je trouverai bien à m’occuper les quatre jours qu’il me reste à passer ici…

Mardi 7 : Réveillé à quatre heures du matin par ma banque, un litige à régler ! Du mal à me rendormir. Beau ciel bleu ce matin, enfin. Je vérifie sur Internet mon compte bancaire et m’aperçois que les ATM de NZ prennent 18 euros de commission à chaque retrait d’argent, c’est énorme !
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02/02/12
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En Nouvelle-Zélande du vendredi 27 janvier au jeudi 2 février 2012 (cinquième semaine)
Vendredi 27 : Nuit un peu bruyante, notamment des portes qui claquent ; les gens ne font jamais attention aux autres… Mauvais temps ce matin, j’avais prévu d’aller me balader sur l’île de Rangitoto, Je change mon programme et vais continuer ma visite d’Auckland : Albert Park, université dont les bureaux se trouvent dans la tour de l’horloge, considérée comme le fleuron architectural d’Auckland, ancienne maison du gouvernement (1856) un peu plus loin, Haute Cour de justice toute rouge, etc. Puis une heure et demie de Wifi très lente à la Bibliothèque municipale. Où j’apprends l’attaque meurtrière au volcan de l’Erta Alé le 17 janvier, avec tous ces touristes morts, blessés ou pris en otage. J’y étais à la mi-novembre. Ca fait froid dans le dos ! A quand un monde heureux et en paix ?
Après un déjeuner au McDo, je me décide à aller voir un médecin qui me fait passer une échographie de la jambe gauche, se qui confirme une phlébite au bout de deux heures et demie d’attente. Les soins sont fort chers en NZ, mais, bon, quand il s’agit de vie ou de mort ! Il me demande d’aller de suite aux urgences de l’hôpital avant qu’un caillot de sang n’atteigne les poumons ou le cerveau (suffisamment atteint déjà, n’est-ce pas ?). Je repasse de suite par l’auberge récupérer mes affaires en perdant ma nuitée déjà payée, prends un taxi peu onéreux (électrique) et me voici aux urgences vers 17H30. Attente, consultation, diagnostic confirmé, soins, piqûres. Personnel (de couleur) accueillant. Beaucoup de mal pour joindre mon assistance (Visa) qui doit me rappeler demain matin. Je suis installé pour la nuit aux urgences dans une grande pièce assez bruyante et compartimentée par des rideaux. Et l’on ne m’a même pas nourri ! J’essaye de m’endormir comme je peux, le ventre vide…
Samedi 28 : Nuit comme toute les nuits à l’hôpital : réveillé toutes les deux heures pour des soins… Je commence à avoir l’habitude ! Bon, je devais m’envoler ce matin pour Niué, île indépendante à 2400 km d’Auckland. C’est fortement et forcément compromis. D’un autre côté, la météo annonçait pour là-bas de fortes pluies toute la semaine (saison des cyclones). Pour Niué, pas de bateaux réguliers et un seul vol par semaine le samedi. Quant à la suite de mon programme, j’en saurai plus dans la journée. Après Niué, je devais me rendre huit jours au royaume des Tonga (du lundi 6 au lundi 13 février). Pourrai-je y aller ? Et éventuellement y avancer mon départ ? Si je ne suis pas rapatrié, je ne me vois pas rester huit jours à Auckland ! Ah, c’est dur d’être une petite nature comme moi ! Petit-déjeuner frugal (bon, c’est mieux qu’hier soir…). Puis j’attends impatiemment le passage du docteur, qu’on m’annonce d’abord pour 8H30. Il arrive finalement avec son équipe à 10H30, mon vol est déjà parti. De toute façon, après m’avoir examiné, le docteur confirme que je dois attendre quelques jours, au moins jusqu’à mardi, pour prendre l’avion. Comme c’est ici un week-end prolongé (fête d’Auckland lundi), l’équipe médicale est réduite et il me demande d’être patient aujourd’hui pour avoir sa prescription médicale. Alors j’attends… longtemps… A midi m’est servi un déjeuner ridicule : un sandwich de pain de mie, un yaourt et un petit jus de fruit. La ration d’un gamin de 8 ans ! Juge-t-on les patients sur leur âge mental ?

Pendant ma longue attente, je contacte de nouveau mon assistance voyage (Visa), qui ne m’a pas rappelé comme promis, et mon assurance voyage (Visa toujours), qui est à priori un autre assureur (pratique !). Beaucoup de mal à les avoir. Puis je fais des calculs pour changer mon programme de voyage : plus le temps d’aller à Niué, comme je l’ai expliqué, je décide d’avancer mon départ pour Tonga de quelques jours, afin de ne pas rester trop de temps à Auckland et de profiter un peu plus de cet archipel. C’est décidé : moyennant une grosse taxe de 100 euros, j’avance mon départ du lundi 6 au mercredi 1 février. Il me restera à acheter mes vols intérieurs de Tonga, où je veux visiter deux îles principales (sur les 171 !). Je réserve une chambre pour cette nuit à la même auberge de jeunesse bruyante qu’avant-hier (je ne trouve rien d’autre) et une autre dans une autre auberge de jeunesse, plus au centre, pour les nuits suivantes (en espérant qu’elle sera mieux et plus calme…). Vers 18H (Dieu que j’ai été patient !) j’obtiens enfin le rapport d’hospitalisation, le diagnostic (au moins deux caillots dans la jambe), le traitement médical (une piqûre dans le ventre chaque soir) et la décharge de l’hôpital. Je dois revenir ici faire un check-up mardi matin. Je prends un taxi et rejoins mon auberge. Oui, c’est vraiment très bruyant, par la faute des clients qui parlent fort, claquent les portes à tout va et ne tiennent absolument pas compte des grands malades comme moi… (dans ma jeunesse, on m’a souvent dit « T’es un grand malade… » ; aujourd’hui, on n’ose plus…).
Dimanche 28 : J’avais le choix entre deux chambres, je ne sais pas si j’ai choisi la bonne, préférant celle qui était claire avec une grande fenêtre donnant sur la rue en rez-de-chaussée. Spacieuse si l’on veut (8 m²), elle est équipée d’un lit single et d’une chaise, c’est tout. C’est juste pour dormir, ça va. Le principal problème a été hier soir que les murs étant en carton ou contreplaqué, tout s’entend, et que le devant de ma fenêtre servait de refuge pour les gens qui téléphonaient. Quant à moi, j’ai passé ma soirée aussi au téléphone, jusqu’à minuit et demie passé, pour essayer de résoudre avec la France mes problèmes, l’assistance et l’assurance Visa se renvoyant la balle, Nouvelles Frontières ne comprenant mes demandes au sujet des vols annulés, etc… Multitude d’appels, plus de deux heures au téléphone, heureusement que j’ai acheté à l’hôpital une carte me permettant de le faire avec mon mobile pour 3 ou 4 centimes d’euro la minute, ce n’est vraiment pas cher. Mais, très fatigué et ne pouvant me reposer, j’étais au bord de la crise de nerf : je juge la conduite de ces compagnies d’assurance tout à fait intolérable. D’après eux, il aurait fallu que j’annule mon vol avant, c'est-à-dire avant d’être malade ! Bref, tout est fait pour décourager le recours à l’assurance. Je me demande comment font les gens qui, comme moi, voyagent seul et, en raison de leur maladie, sont incapables de s’occuper des problèmes d’assurance ! Malgré le bruit et les portes qui claquent, j’ai toutefois réussi à dormir tant bien que mal jusqu’à 8H, puis attente pour me doucher, une seule douche pour 11 chambres, dont des doubles et triples, et toute occupée, donc plus de 20 personnes. En général, étant matinal, ça ne me pose pas de problème. Mais là, ce n’est pas la même histoire…
Je bouge finalement vers 9H, me rendant à pied, avec mon lourd sac à dos, jusqu’à une autre auberge de jeunesse à 15 minutes, Frienz.com, encore plus centrale et, d’après mon guide Lonely Planet, la meilleure d’Auckland. Je verrai bien… Ma chambre n’étant dispo qu’à 13H, je laisse mon sac à dos dans le local préposé, puis descend jusqu’aux quais, où je me balade un peu, je n’étais pas encore venu jusque là. Dommage, le temps gris, mais pas de pluie annoncée. Je prends le bateau de 10H30 pour me rendre sur l’île de Rangitoto, au nord d’Auckland, petite demi-heure de trajet. Cette île est d’origine volcanique, comme tout ici, mas le cône du volcan, culminant à 260 m, est le plus grand et le plus jeune de la région. Une remorque tirée par un tracteur transporte les touristes autour de l’île et jusqu’au sommet, mais je n’achète pas le tour, je ressens le besoin de me dégourdir les jambes, je ne sais pas en fait s’il m’est conseillé ou déconseillé de marcher, le médecin ne m’a rien dit sur la conduite à tenir et, après tout, j’aurais pu lui poser la question… Plusieurs balades sont possibles, l’île est assez grande et, de plus, accouplée avec Motutapu, une autre île. Je choisis un tracé annoncé pour environ 4 heures de marche. Le chemin est parsemé de granulés de lave, tout est noir et vert autour de moi. Des forêts succèdent aux champs de lave, du lichen apparaît par endroit et même sur les branches des arbres. Des pièges à rats sont déposés un peu partout. La côte est très découpée et aiguisée, des oiseaux y crèchent. Un peu plus d’une heure de bonne marche et j’arrive à une plage de sable noir. Dans cette petite baie deux voiliers sont mouillés (il ne pleut pas pourtant), des gens se reposent et des enfants s’amusent.
Je continue mon chemin, rencontrant ici aussi pas mal d’asiatiques. Les filles me regardent et je les entends chuchoter, je comprends parfaitement l’anglais : « Qu’il est mignon ! (ugly) En plus, il semble intelligent (crazy) ». Ca fait chaud au cœur. Mais c’est plutôt ma jambe qui me préoccupe, ça tire pas mal. Encore une heure et quart et j’arrive au sommet du volcan ; le cratère est recouvert de végétation. Il est 14H, les gens piquent-niquent ; à part une bouteille d’eau, je n’ai rien apporté, pensant trouver un vendeur de sandwiches ici, mais rien sur cette île, bizarre. Au bout d’un petit moment de repos, je redescends vers le quai, environ une heure de marche sans me presser, je suis fatigué, ce n’est pas normal. Je reprends le bateau de 15H30. L’arrivée sur Auckland, presque ensoleillée, me plaît beaucoup. J’ai faim et me réfugie dans un McDo, où je déjeune, vieux motard que j’aimais, et travaille durant le reste de l’après-midi, comme ça je serai tranquille ce soir (peut-être). Dans ce McDo, où je viens pour la quatrième ou cinquième fois (pas forcément pour manger, heureusement), je vois souvent des gens très bizarres, des vieux qui parlent tout seuls, des femmes énormes (au moins le double de moi), un vieux maori timide avec un bonnet de ski sur la tête qui ramasse les plateaux des gens afin de finir les restes, un jeune qui tourne et vire (un voleur, je pense), un couple qui se dispute, un mec sortant des toilettes avant de tout ranger et reboutonner sa braguette dans la salle… Et toujours une bonne majorité d’asiatiques. Des oiseaux ramassent les miettes par terre et mangent même les serviettes. J’hallucine ! Je dois être bien fatigué… Il est temps que je rentre, voir comment est ma nouvelle chambre. Je ne suis pas déçu, comme il n’y avait plus de single dispo, j’ai droit pour le même prix (30 euros quand même) à une double avec un grand lit, un fauteuil, un petit frigo qui ne me servira pas et deux crochets pour pendre mes affaires. L’endroit à l’air calme et les sanitaires communs assez propre. Je suis au quatrième étage, avec vue sur un toit et un bout de forêt.

Lundi 30 : Excellente nuit, vraiment ! Bonne douche à 7H du matin puis, sur l’un des ordi avec connexion gratuite de l’auberge, je réserve un vol intérieur pour me rendre mercredi à mon arrivée là-bas de Tongapatu, l’île principale de Tonga, directement sur une autre île, Vava’u (prononcer Vavaou). Tu vas où ? A Vava’u… pourquoi pas ? Un peu avant 9H, je suis au McDo pour prendre un copieux petit-déjeuner, faut ce qu’il faut. C’est bien la Wifi gratuite… Puis, comme il fait assez beau, je me rends à la Sky Tower, la fine tour que vous avez pu apercevoir sur mes précédentes photos. Avec une hauteur de 328 m, c’est la plus grande de l’hémisphère sud, il a fallu 33 mois pour l’élever et elle pèse le poids de 6 000 éléphants (ou 20 000 maoris). Pour une quinzaine d’euros, je peux d’abord monter, dans un ascenseur rapide, en 40 secondes, jusqu’au 51ème étage puis, par un autre, jusqu’au 60ème, à 220 m de hauteur. La vue panoramique sur la ville et les environs (jusqu’à 80 km, paraît-il, mais il faut de bons yeux…) est magnifique, mais se fait derrière des vitres épaisses et pas très propres, dommage pour les photos… Retour en bas, au sous-sol, où se trouve une boutique avec une section sur les films d’animation (Le Seigneur des anneaux (trilogie néo-zélandais, 2001-2003), Avatar (2009), Tintin (2011), etc…). Certains personnages sont représentés, c’est bien fait. Ad hoc…
La Sky Tour offre d’autres possibilités : plusieurs restaurants, dont un qui tourne à 190 m, et des attractions sportives telles le Sky Walk qui permet de circuler accroché avec un harnais à 192m de hauteur sur le pourtour extérieur de la tour, large de 120 cm et dépourvu de garde-fous, ou le Sky Jump, encore plus hard, qui permet de descendre à l’extérieur depuis le plate-forme en 11 secondes (85 km/h). C’est toutefois cher (150 euros pour les deux). Mes problèmes de santé actuels m’empêchent d’expérimenter cela, Non, non, je n’aurais pas hésité une seconde autrement. Tant pis, ce sera pour une autre fois… Après quoi, retour d’une demi-heure à McDo pour Internet. Quelques clochards aux alentours, des maoris en général : ici, la plupart ne sont pas maigres, ils sont visiblement bien nourris, des masses, au minimum 150 kilos, si ce n’est 200 ou 250 ! A côté, avec mes 100 kg, je fais gringalet. Le Samu social doit avoir des grues sur leur véhicule pour pouvoir s’en occuper, je pense…
Puis je me rends à la Bibliothèque municipale, elle est fermée en ce jour férié, mais, à l’extérieur, la Wifi marche (mal, elle coupe tout le temps, impossible de télécharger un podcast !). Je passe une bonne partie de mon après-midi à la galerie d’art Toi O Tamaki, gratuite, nouvellement ré-ouverte dans un bâtiment rénové. Nombreuses œuvres de tous genres et de tous lieux, du moyen-âge à aujourd’hui, avec une grande section d’art moderne. L’endroit est beau, spacieux, agréable. J’y assiste à une heure de concert de musique classique. Le quartet (trois violons et un violoncelle) joue excellemment et le choix des morceaux, principalement de compositeurs européens (forcément) est bon et varié. Je me régale… C’est bon de prendre son temps, de ne pas être bousculé. Pour moi c’est bien trop rare, je suis toujours en train de courir ! Pourquoi ? Après ces réflexions hautement philosophiques, je retourne un peu devant la Bibliothèque, fais deux trois courses et rentre à l’auberge. Un peu de lecture…

Mardi 31 : C’est bien, cette année janvier compte 31 jours ! Toujours ça de gagné… Réveil trop tôt, avec toutefois l’avantage d’avoir la cuisine pour moi tout seul, à 6H… Ciel bleu avec quelques nuages… Je rejoins à pied, en 20 minutes, le service d’urgence de l’hôpital où je dois revoir le spécialiste à 9H. Une infirmière très aimable du service des thromboses me reçoit durant une bonne heure, fait divers examen dont une prise de sang et me donne différents conseils. Puis, vers 10H30, je vois le médecin, une femme, qui s’absente au bout d’un moment et reviens vers midi : elle vient à peine de recevoir le rapport complet du premier médecin que j’avais vu en ville et de l’échographie de vendredi qui révèle au moins quatre caillots dans la jambe gauche dont un au-dessus du genou. Elle m’explique que ce dernier pose problème car il peut éventuellement provoquer une embolie pulmonaire (souvent mortelle) en cas de vol. Du coup, contrairement à ce qui était écrit sur le rapport du médecin à ma sortie d’hôpital samedi, tout vol m’est fortement déconseillé jusqu’au 10 février ! Comment fonctionne donc la médecine en NZ ? Je ne comprends pas… On m’a soigné à l‘hôpital sans connaître tous les symptômes que je présentais ! Incroyable ! Je suis effondré, j’avais tellement envie de bouger, d’aller aux Tonga, de découvrir autre chose. Il doit être écrit quelque part que je n’arriverai jamais à voyager sans problèmes dans le Pacifique ! Et dire que, suite au premier rapport, j’ai payé presque 110 € pour changer ma date de vol pour les Tonga et 100 € pour mon vol supplémentaire inter-îles là-bas ! Evidemment, je peux quand même rejoindre ce pays si je le désire, mais je soupçonne fort l’assurance de ne pas me couvrir dans ce cas. Il faut que je leur téléphone. Car que vais-je faire encore presque deux semaines à Auckland, moi qui ne sais pas rester en place ? Ici, en plus, tout est hors de prix ! Du coup, je me sens tout chose, pas bien, des douleurs partout, ce doit être psychologique.
Presque jusqu’à 16H, à l’hôpital, je dois régler différentes choses : payer les 1600 euros de soins complémentaires (mais ma carte bleue est refusée, ainsi qu’au distributeur ATM), acheter pour 380 euros de piqûres pour les 15 prochains jours (là, ma carte passe !), téléphoner à mon assistance, puis à mon assurance, faire des photocopies, envoyer des fax, téléphoner au représentant de l’assistance sur Auckland, courir d’un côté, de l’autre, m’énerver, manger un sandwich chez Subway, au sein même de l’hôpital, chercher une bouteille de vin pour me saouler la gueule (en vain, et c’est le cas de le dire…). Bref, m’épuiser… Quand ça va mal…
Mais je sais bien que ce n’est rien, je suis privilégié, tellement de gens vivent des choses pire, et quelquefois tous les jours de leur vie…D’après le docteur, j’ai 90 % de mourir… au cours des 30 prochaines années. Bon, j’avais décidé d’aller, à la sorte de ma consultation, passer le reste de ma journée à proximité, au Domaine, un grand parc public où se trouve des jardins, un jardin botanique, des terrains de sport et aussi le musée d’Auckland. Bien qu’il soit fort tard et malgré ma fatigue, je vais quand même faire un tour au musée, qui ferme à 17H. Le bâtiment n’est pas beau, mais les collections qui sont présentées sont belles et bien exposées, sur trois étages. Il faudra que j’y revienne avec du temps devant moi. Lorsque j’en sors, il pleut à verse, je suis trempé en trois minutes, me réfugie sous un arbre, fais du stop et monte avec une charmante jeune fille qui me raccompagne près de la Bibliothèque où je profite d’Internet pour mon courrier et mes démarches (ça marche toujours aussi mal). Je dois ensuite aller dans un Centre Internet pour imprimer des papiers, les remplir, les scanner et les renvoyer, tout ça pour l’assurance. Plus tard, le soir, à l’auberge, je passe encore pas mal de temps au téléphone avec assurance et assistance. Je suis terriblement déçu, frustré et en colère quand l’assistance (Visa Premier) m’annonce que, contrairement à ce qu’elle m’a dit lorsque j’ai appelé ce matin, elle ne prend pas les frais de mon séjour obligé et non prévu en Nouvelle-Zélande. Ah, les assurances !
Mercredi 1 février : Réveillé de bonne heure, je cogite : vais-je finalement voler vers Tonga afin de profiter de ce pays et ne pas perdre tout cet argent pour rien ? Non, ce n’est pas raisonnable : risquer ma vie pour quelques centaines d’euros… Par contre, je ne peux pas rester une dizaine de jours dans cette auberge de jeunesse un peu bruyante, il faut que je trouve un lieu plus calme et plus confortable pour me reposer et, ce, avant 10H. Me voilà parti dans les rues, je visite trois endroits : un Best Western, décidément trop cher, une autre auberge de jeunesse, d’un mauvais rapport qualité prix et un hôtel All Seasons (groupe Accor), où m’a envoyé l’Office du Tourisme. Ce dernier est relativement correct : petite chambre, certes (environ 8 m²), avec un lit double, un coin douche /WC, une kitchenette, un mini-bureau, une télé, une radio, quelques rangements et une baie vitrée ouvrant sur un balconnet au dixième étage. Tout ça pour environ 50 euros la nuit, pour Auckland ce n’est pas cher. Je ne pourrai l’occuper qu’à 13H et retourne libérer ma chambre à l’auberge. Je travaille et bouquine ensuite au salon de l’auberge pour passer le temps. Et du temps, je vais en avoir ! Comment vais-je donc occuper mes journées ?
Puis je rejoins la Bibliothèque pour une petite heure, me rends dans une boutique de téléphonie faire recharger mon téléphone portable et ma clé Internet et déjeune chez McDo où je discute un long moment avec un néo-zélandais de mon âge fort intéressant (il a un peu voyagé lui aussi). Il me conseille de faire une excursion sur l’île de Tiritiri Mangati. Pourquoi pas ? Vers 14H, je récupère ma chambre et fais une petite sieste (j’ai même du temps pour faire la sieste, c’est dire !). Le minuscule balcon donne sur un ensemble d’immeubles, pas de rue de ce côté, c’est bien et la lumière du jour est agréable. Dans l’ascenseur un panneau indique « 6 people or 600 kg », pour vous dire le poids des gens ici, 100 kg en moyenne (comme moi). En France, la base de calcul est en général de 75 kg par personne. Je sors faire quelques commissions dans un supermarché à deux rues de là. La note se monte à plus de 60 euros, pourtant je n’ai pas acheté grand-chose, de quoi faire 4 petits déjeuner et 4 ou 5 repas tout au plus. Je l’ai déjà dit, tout est cher en NZ. Le soir, je me prépare mon repas : de la viande (bonne) et du Blue Brie sur du pain de mie : en fait de brie, c’est un genre de Bleu de Bresse, plutôt bon et fort. Et voilà, une journée d’attente en moins…
Jeudi 2 : L’assistance locale qui devait me rappeler hier matin pour m’aider à trouver une chambre ne l’a pas fait ; j’ai bien fait de me débrouiller tout seul ! Et cette petite chambre me plait, même si je manque quelque peu d’espace ; c’est fonctionnel ! Bon, ce matin, ce n’est pas la joie : il pleuviote… Je me recouche et sommeille jusqu’à 10H, pas la grande forme. Il ne pleut plus et je m’oblige à sortir et vais visiter dans le quartier quatre petites galeries (sans grand intérêt) et retourne un moment à l’Art Gallery, puisque j’ai le temps… Ensuite, à la Bibliothèque, je travaille une heure avant de rentrer déjeuner de sandwiches que je me prépare dans ma chambre. Lecture l’après-midi, « Vol de nuit » de Saint-Exupéry, que j’avais lu dans ma lointaine jeunesse. Petit tour aussi dans le quartier et jusqu’à la cathédrale Saint Patrick, construite entre 1884 et 1907. J’ai enfin reçu un appel du correspondant local de l’assurance : encore des papiers à lui fournir pour qu’il puisse régler l’hôpital. Je ne sais toujours pas quand je rentrerai ; or il serait bon que je prenne au plus vite rendez-vous avec mon hématologue à Marseille. Ce soir, mon ventre commence à ressembler à une passoire : une piqûre le matin, une autre le soir. Qu’est-ce que ce sera dans quelques jours ! Et je me sens las, fatigué : l’inactivité ou la maladie ?
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26/01/12
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En Nouvelle-Zélande du vendredi 20 au jeudi 26 janvier 2012 (quatrième semaine)
Vendredi 20 : Départ sous le soleil à 7H15 après avoir glissé mon dû sous la porte de la réception du camping. Moins d’une demi-heure plus tard me voici à Napier, ville de 55 000 habitants entièrement ravagée par un tremblement de terre en 1931 et reconstruite dans le style couru à cette époque, Art déco. Quelques beaux exemples de cette architecture en effet. Le bord de mer est bien aménagé, pelouse et arbres, mais la plage n’est pas géniale. Mais je ne suis pas là pour me baigner ! Au bout d’une heure de balade, je repars vers le nord, la route est sinueuse et grimpe pas mal, je suis ralenti par de nombreux poids-lourds, la plupart chargés de troncs de bois. Je fais un stop au trop joli lac Tutira où nagent cygnes et canards. A la mi-journée, je vais contempler l’embouchure de la Waihua ; cette rivière se jette dans le Pacifique bordé d’une plage de sable noir. Personne dans le coin.
Quelques kilomètres plus loin, j’arrive à Wairoa, bourg paisible construit sur les rives de la rivière éponyme qui se jette elle aussi dans le Pacifique ici même. Je pique-nique là. Cet endroit me semble peuplé principalement par des Maoris. Je n’ai pas beaucoup parlé des Maoris dans mon récit : c’est qu’en fait j’en rencontre assez peu. Mais les hommes que je vois sont en général très balèzes et portent des tatouages. Les femmes et les enfants sont souvent volumineux, pour ne pas dire obèses. A la sortie de Wairoa, je bifurque à droite pour prendre une route qui va vers l’ouest. Sur les derniers kilomètres elle se transforme par moment en piste de graviers, poussiéreuse, avant d’arriver à Tuai, village où se trouve un petit lac avec une îlette au milieu et une école à l’architecture assez originale, en escargot. Un peu plus loin, je fais un tour au lac Waikaremoaha. C’est un grand lac aux belles eaux bordé de deux campings un peu trop pleins à mon goût.
J’avais l’intention de dormir par là, mais je préfère repartir, il n’est que 17H. Partie de route/piste dans l’autre sens puis, à gauche, vers le nord-est, nouvelle route bitumée sur une vingtaine de kilomètres et qui devient piste de graviers ensuite. Je ne sais pas vraiment où elle mène, car elle ne figure pas sur ma carte pourtant précise. Je demande mon chemin à trois jeunes arrêtés sur la route à côté de leur voiture. La bière à la main et le shit aux lèvres, ils m’ont l’air complètement bourrés mais l’un d’eux arrive toutefois à me renseigner : c’est bon, je peux continuer. Je m’arrête bien plus loin sur un terre-plein au bord de la piste, at 7 o’clock, après avoir parcouru 297 km. Pratiquement personne ne passe par là, j’espère qu’on va me laisser tranquille cette nuit et ne pas me déloger. Ai-je bien le droit de dormir ici ? Le prochain camping est à au moins 50 km d’ici…
Samedi 21 : Un 4x4 est passé juste avant la tombée de la nuit, ralentissant et me regardant bizarrement. Angoissant ! Puis plus rien jusqu’au premier pick-up, vers 6H30. Je lisais déjà sous ma couette. Excellente nuit, d’un calme ! Ce matin, pas pressé, je profite du soleil et du paysage. Car l’endroit est chouette, c’est la réserve de l’Erepeti : des vallons verts recouverts de prairies, une rivière qui s’écoule en contrebas, des milliers de moutons, quelques chevaux aussi et une ferme tous les 4 ou 5 kilomètres. Difficile d’être plus au calme ! 9H, j’y vais. La piste devient bientôt route goudronnée un peu plus loi, au lieu-dit Ruakituri, hameau de quelques fermes. Content d’être sur le goudron : d’abord mon assurance ne fonctionne pas s’il m’arrive quelques choses sur une piste, ensuite le goudron est plus agréable et beaucoup moins poussiéreux. Un troupeau de moutons en déplacement me précède sur la route pendant un moment. Me voici à Te Reinga, où je m’arrête voir la cascade. Plus loin, à Tiniroto, nouvel arrêt pour contempler le petit lac qui s’étend dans un superbe environnement.
A l’approche de Gisborne, la route est toujours belle ; je suis entouré de vignes, de champs de laitues ou de maïs, du vert partout ! Et comme le vert et ma couleur préférée, je suis gâté ! A midi, j’arrive à Gisborne, 35 000 habitants, ville étendue, aérée et propre, comme partout en NZ. Ah, un McDo, j’en rêvais ! Ca va me changer de mes pique-niques très ordinaires de chaque midi, et quelquefois du soir. Et puis la Wifi fonctionne. Après déjeuner, je fais un tour en voiture dans la ville, notamment sur le bord de mer où du monde se baigne. Encore de nombreux Maoris ici. La plage de sable est grande et plutôt belle pour une fois, bien que quelquefois encombrée de résidus de bois, troncs et branchages. En retrait, un endroit est réservé au skate-board et des adolescents s’entrainent. Plus loin encore, beau terrain de rugby, le sport national comme vous le savez. Ca me rappelle ma jeunesse… Dans un supermarché, je fais mes courses pour le reste de la semaine. Personnel toujours aussi avenant, c’est bien agréable.
Je prends mon temps et ne repars que vers 17H. La route côtière vers le nord longe de nombreuses plages et des campings parsemés tout le long du trajet. Je fais un détour par Waihau Beach, 6 km de piste de graviers pour me rendre dans ce cul-de-sac occupé par un camping surbooké. Je pensais arriver à l’endroit où a été tourné le film « Boy », mais non. Je me renseigne auprès d’un couple d’habitants qui m’indiquent un autre endroit, bien plus au nord, mais ils ne sont pas sûr. Je verrai bien… Je fais demi-tour puis arrive à Tolaga Bay où j’ai un peu de ml à trouver le camping. J’y arrive finalement à 19H. Je m’installe dans un coin tranquille réservé aux vans et fais la queue à la cuisine pour faire cuire ma viande (romsteak) au grill, viande qui ne se révèle pas très bonne. De l’autre côté de la cuisine, les campeurs sous tente sont regroupés dans un périmètre qui me semble bien insuffisant, les uns contre les autres, sans espace. Passer des vacances comme cela, je ne comprends pas ! En plus, vu le monde, les sanitaires ont visiblement du mal à rester propre. Bon, c’est juste pour une nuit…
Dimanche 22 : Le soleil a du mal à percer derrière la couche de nuages. Après ma douche et mes œufs frits, je pars me balader sur le vieux et très long ponton, peut-être 500m, qui part de la plage devant le camping. Quelques ados, à cette heure matinale, pêchent déjà tout au bout. Je quitte les lieux vers 9H, sous la pluie et vers le nord. Petit tour dans Tokomaru bay, village quelconque construit le long de la plage. La pluie s’arrête et je repars : Te Puia Springs, Ruatoria. Peu après, mon voyant d’essence s’allume. A Tikitiki, pas de station d’essence, la prochaine est 23 km plus loin, à Te Araroa, y arriverai-je ? En plus, je me trompe de route et dois faire demi-tour au bout de 7 km. La route n’est plus côtière, elle grimpe pas mal dans la montagne avant de redescendre, j’ai des sueurs froides. Me voici à Ta Araroa, la station est ouverte, ouf ! Même si l’essence coûte ici 10 % de plus qu’ailleurs, je suis content.
Toute la région semble habitée principalement de Maoris, je ne vois que très peu de Blancs en tout cas. Je repars, vers l’ouest cette fois. Belle vue un peu plus loin sur la baie de Hicks. Route encore toute en virages jusqu’à Whangaparaoa, où les Maoris arrivèrent en canoës en 1350 environ. Plus loin, Waihau Bay, qui n’a rien à voir avec le Waihau Beach d’hier : j’y reconnais la Post-office de ce petit village calme, transformée en épicerie, c’est bien là qu’a été tourné « Boy ». Petit ponton sous lequel des enfants se baignent. Je commande pour 1,50 euro de French Fries à l’épicerie, on m’en sert au moins 500 gr, faites avec de vraies patates fraiches, elles sont excellentes mais j’ai peine à les terminer… Je quitte cet endroit charmant et continue vers le sud-ouest. La côte de la « Bay of Plenty » est jalonnée de petits villages : Te Kaha, Hawai, Torere, Opotiki. Très peu de circulation en ce dimanche.
J’arrive en fin d’après-midi à Port Ohepe, genre de grand jardin parsemé de maisons. Des fleurs, des arbres, de la pelouse… joli endroit. Le soleil refait son apparition. A 8 km de là, Whakatane est une ville de 19 000 habitants étendue dans un environnement idyllique : d’un côté le Pacifique, de l’autre des montagnes. Je continue et commence à chercher un endroit tranquille pour dormir, en vain. Même sur une route de campagne peu fréquentée, tous les accès amènent à des fermes ou habitations. A force de chercher, je me laisse surprendre par la nuit, il n’est pourtant même pas 21H. Rouler de nuit ne m’enchante guère, d’autant plus que des tas de bestioles traversent la route (et finissent souvent écrasées). Je m’arrête finalement, assez fatigué après ces 433 km parcourus, à un camping presque désert à Rotoma. De belles peintures ornent sanitaires et cuisine. La lumière se coupe automatiquement à 22H alors que je suis en train de faire cuire mes pâtes. Lampe de poche.
Lundi 23 : Pour être calme, cette nuit fut calme ! Je fredonne « Le lundi au soleil », chanson de circonstance. Dès 8H, me voilà parti, petit tour vers le lac Rotoma, puis arrêt travail au lac Rotoehu, agité et plus grand. Il fait frais, 12°, petit vent, mais le soleil tape très fort. Des Français, au début de mon voyage, m’avaient dit d’être prudent : il paraît que le trou dans la couche d’ozone se trouve juste au-dessus de la NZ. Cette région est parsemée de lacs plus ou moins importants (j’en compte douze sur ma carte). A 10H, petit arrêt Internet devant le McDo de Rotorua, ville de 71 000 habitants (dont 35 % de Maoris) étendue sur les rives du lac du même nom, le plus grand de la région (80 km²). Une odeur de soufre flotte ici. Normal, le site de Rotorua est une des zones géothermiques du pays. Au sud de la ville se trouve la réserve thermale Te Whakarewarewatanga o te Ope Taua a Wahiao (répétez le encore deux fois), ce qui signifie en maori « le rassemblement de toutes les forces guerrières de Wahiao ». Je me rends au village thermal de Whakarewarewa, habité par une population maorie qui vit ici depuis des siècles.
Pour une quinzaine d’euros, je peux assister à un sympathique spectacle maori : danses et chants, dont des hakas, danses de guerre que les amateurs de rugby et des All-blacks connaissent bien. Dont le fameux pukana exécuté par les hommes : grimaces, yeux exorbités et langue tirée… Dans le village, petits lacs fumants, bassins de boue bouillonnante, sources plus ou moins chaudes (plus de 600 !) et geysers. Je peux admirer le geyser Pohutu qui, une vingtaine de fois par jour, monte jusqu’à 30 m de hauteur. Je fais une chouette balade d’une demi-heure sur un petit chemin tracé autour de différents petits lacs bleus laiteux ou verts. Un lieu magique ! Après quoi, je m’arrête une petite demi-heure devant un second McDo pour une nouvelle session. Puis je vais au centre-ville, les bords du lac sont admirablement aménagés : beaux édifices publics, centres sportifs, champ hippique, terrain de golf, terrain de rugby, promenades, monuments, jardins, pistes cyclables partout. C’est aéré, arboré et si propre ! Si Marseille pouvait prendre exemple… Une petite partie du lac Rotorua est une réserve sulfureuse pour les oiseaux. Je continue en longeant le lac au nord de la ville et tombe sur un quartier ultra-chic construit sur des collines, à l’ouest du lac. Maisons magnifiques, et je ne vous parle pas des jardins ! Le coin me semble habité par des gens fortunés.
Un peu plus au nord, je passe devant un autre McDo : rebelote, 20 minutes… Puis je pique-nique plus loin, après Ngongotaha, toujours au bord du lac Rotorua. Puis route tortueuse vers le nord et le Pacifique, direction Tauranga. Avant cette ville, je bifurque vers la péninsule et la ville de Mount Maunganui, 19 000 habitants, qui porte le nom de la colline de 232 m qui la domine. Cette ville, qui a un port à l’ouest et une longue plage de sable à l’est, revendique le titre de première ville du surf en NZ. Elle possède même un récif de surf artificiel de 100 m près du rivage. Bon, je ne suis pas surfeur… Un pont de plus d’un km m’amène sur une autre péninsule, au nord de la ville de Tauranga, 119 000 habitants. Je parcours un peu cette ville touristique, située dans la baie de Plenty, destination de vacances privilégiées des néo-zélandais, puis continue vers le nord en passant par Bethlehem et Apata, avant de m’arrêter à la tombée de la nuit dans un camping de Katikati qui se révèle naturiste. Mais comme il fait froid… L’endroit est très propre et agréable, à priori il n’y a que des vieux (c'est-à-dire des plus vieux que moi…). Cuisine et travail. Je suis content de ma journée durant laquelle je n’ai parcouru que 201 km. J’ai encore une bonne journée d’avance, tant mieux.
Mardi 24 : Nuit fraiche : il fait 6° ce matin vers 6H30, mais le soleil va vite amener cette température à une vingtaine de degrés. Départ à 8H vers le nord. Je traverse Katikati, un village regorgeant de peintures murales, et Waihi, sans faire le détour par Waihi Beach. Je reste deux heures à Whangamata, le long de la belle plage de sable et près du port de plaisance. Plus au nord encore, me voici à Tairua. Là aussi, port de plaisance avec de beaux bateaux. La route de montagne tourne et vire, grimpe et descend, ce qui permet d’avoir de belles vues sur le Pacifique… Je pique-nique à Whitianga, ville de 3 800 habitants, qui possède aussi une belle plage et un port de plaisance. Comme je l’ai déjà dit, toute cette côte est très touristique. Assez peu de circulation toutefois, si ce n’est de grosses voitures tractant des bateaux..
Depuis le début du voyage, je n’ai pas vu une seule voiture française ! Toyota est sans aucun doute la marque la plus vendue. Pas mal de 4x4 en tout cas. Ma route continue au nord, puis à l’ouest, jusqu’à Coromandel, 1 620 habitants, bourgade qui a donné son nom à la péninsule (à moins que ce ne soit le contraire…). De là, je poursuis au nord jusqu’à Colville, où se termine la route goudronnée. Beaucoup de petites rivières. Demi-tour jusqu’à Coromandel (plages et port de plaisance, bien sûr). En fin d’après-midi, me voici plus au sud à Thames (10 000 habitants). Je contourne le golfe de Thames, remonte au nord-ouest et rejoins, à la tombée de la nuit encore, un camping à Orere Point. Je ne suis plus très loin d’Auckland, 50 km à vol d’oiseau (mais je ne suis pas un oiseau…). Je suis assez fatigué, encore une grosse journée, 396 km de virages…
Mercredi 25 : Ce camping, le plus cher pour le moment (13 euros), n’offre rien de plus que d’autres 30 %moins cher et, en plus, le congélateur n’a pas fonctionné : pas de glace ce matin ! Mon lait et mes tranches de jambon se conserveront-t-ils jusqu’à demain ? Il fait frais au petit matin, le soleil apparaît. Je passe pas mal de temps à préparer ma journée et les visites à faire à Auckland en particulier pour les prochains jours. Il est presque 10H quand je quitte le camping et bifurque plus loin vers Maraetai où je m’arrête une bonne heure pour, entre autres, nettoyer l’intérieur du van. Il fait très chaud. La plage ici s’appelle Omaha Beach. Petit tour dans le bourg assez cossu de Beachlands et, après Whitford, je pénètre dans la grande Auckland par l’est. Je vais d’abord, en me perdant quelque peu mais en demandant mon chemin, dans les quartiers d’Howick et de Bucklands Beach, jusqu’à Musick Point.
Je m’arrête pique-niquer à l’ombre devant la plage de Mission Bay puis vais au Kelly Tarlton’s Center. Un endroit formidable ! Outre un petit musée du pôle sud et des aquariums de toutes tailles avec des poissons multicolores, hippocampes, pieuvres et tout ce qui se rattache à la vie marine, j’ai particulièrement aimé l’aquarium géant où se promènent à côté et au-dessus du tunnel où je me trouve de multiples requins, des raies pastenagues géantes et autres poissons moins imposants, ainsi que le Snowcat, réplique sur rail des autoneiges utilisées au Pôle sud. Il m’emmène au milieu des manchots royaux et papous que j’apprécie tant. Vraiment un très bon moment que je ne regrette pas ! J’ai pris 10 films très courts et 115 photos (long travail de tri le soir, la plupart sont ratés, les couleurs ont disparues mais le flou est là, pas facile de prendre des êtres en mouvement derrière une vitre ; je ne garderai que 4 films et 23 photos moyennement ratées).
Je décide ensuite d’aller jusqu’à Devonport, joli quartier loin du centre, après un très long pont, au nord de la ville, au bout d’une péninsule. J’ai là aussi du mal à trouver mais, avec de la patience, j’y arrive…De là, jolie vue sur les immeubles du centre d’Auckland, juste en face, de l’autre côté de la Stanley Bay. Par contre, pas top à cette heure-ci pour les photos, mais j’en prendrai sur le chemin du retour. C’est 17H30 et la circulation est intense, ça bouchonne. Je retraverse le pont et cherche à me rendre au Mt Eden, un cratère volcanique qui culmine à 196 m de haut. Je me perds, tourne plus d’une heure, crois finalement trouver et me retrouve de l’autre côté du grand pont, ce qui n’est pas du tout la direction. Demi-tour, je demande plusieurs fois et, finalement, y arrive, exaspéré. De là-haut, belle vue panoramique sur la ville, mais il fait frais. Je trouve par contre assez facilement le camping qui se trouve dans le quartier d’Avondale à quelques kilomètres. Il est environ 20H et j’ai tout de même finalement parcouru 188 km, l’air de rien...
Jeudi 25 : Nuit impec, la vingt-sixième et dernière passée dans mon sleeper-van ! Ciel légèrement nuageux. Ce matin, je continue ma découverte d’Auckland, ville bâtie sur 50 volcans endormis depuis 600 ans et dont le magma, à 100 km de profondeur, ne demande qu’à sortir… (c’est pour quand ?). Elle possède aussi deux jolies baies. L’endroit est tout simplement idyllique, même si ça grimpe et descend tout le temps. A 10H, je suis au zoo. Autant j’aime les aquariums, autant il me gêne de voir des animaux enfermés dans des zoos. Mais je dois reconnaître que celui-là est plaisant : les bestioles ont de l’espace et l’endroit est agréablement aménagé pour les visiteurs. Entre autres : émeus, autruches, kangourous, koalas, singes (orangs-outangs, chimpanzés, macaques, singes araignées, gibbons, babouins), lémuriens (dont celui à queue en anneaux), lézards, tortues géantes des Galapagos, otaries, phoques, hippopotames, pandas rouges, zèbres (que j’aime les zèbres !), springboks, girafes, lions, tigres, magnifiques perroquets (dont l’arc-en ciel), wekas (genre de poulet un peu dégarni que j’ai aperçu plusieurs fois au cours de mon périple), flamands roses, suricates (joueurs), etc…
Je m’arrête pique-niquer près d’Hillsborough Bay, puis vais rendre mon van au loueur. Avec les 28 km effectués ce matin, j’ai parcouru au total 8503 km. Pas mal, non ? (j’en avais prévu 7500, mais avec les rajouts et les détours…). Après vérification de l’état de véhicule, le loueur paraît satisfait et me commande un taxi pas trop cher pour le centre d’Auckland où j’ai réservé ce matin par Internet une chambre dans une auberge de jeunesse. Ca roule bien, mais il faut une bonne demi-heure pour y arriver et j’ai le temps de discuter avec le chauffeur, qui est Fidjien (mais d’origine indienne comme beaucoup de Fidjiens). L’immatriculation de sa Toyota est son prénom : en effet, en NZ, il est possible, moyennant finance (environ 700 euros) de choisir l’immatriculation de sa voiture. Heureusement que mon van n’était pas immatriculé DSK 69, il se serait arrêté à tous les passages de jolies filles et j’aurais pris du retard ! Me voilà à l’auberge de jeunesse, ma chambre est petite, je m’y attendais, mais propre, et il n’y en avait plus avec salle de bain. Pas grave, c’est juste pour deux nuits (à 36 euros la nuit quand même).
Il n’est que16H et je sors faire un tour, à pied forcément, dans la ville, ça me fera sans doute du bien. En effet, je souffre terriblement depuis plusieurs jours, par moment, de mes jambes, notamment la gauche, comme si j’avais une nouvelle phlébite. Une demi-heure de marche jusqu’aux bureaux d’Air New Zealand, où l’on ne peut se renseigner que par Internet ou par téléphone ! Je choisi la seconde option. En face, au parc Victoria, il paraît qu’il y a la Wifi gratuite, mais je n’arrive pas à me connecter. Je me balade, regarde les gens et suis surpris de voir le nombre d’asiatiques visiblement installés à Auckland. IIl est vrai que l’Asie n’est pas très loin. Au cours du voyage, j’ai rencontré des Philippins, Népalais, Indonésiens, Malaisiens, Indiens et même un Bhoutanais. Ah non, je me trompe, ce n’était qu’un boutonneux, un ado, quoi… Me voici à la bibliothèque municipale : la Wifi y est gratuite (100 mb par jour, c’est le double de McDo), mais c’est très lent et ça coupe souvent. Au bout d’une bonne heure et demie, je me rends dans un McDo fastueux de la Queen street. Ici, la Wifi marche mieux, sans problème… Je consommerai demain (peut-être…). Je rentre à l’auberge vers 20H30 et pique-nique (des restes à finir…)

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19/01/12
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En Nouvelle-Zélande du vendredi 13 au jeudi 19 janvier 2012 (troisième semaine)
Vendredi 13 : Ca me démange de partout ! Les piqûres se transforment en cloques, surtout aux chevilles. Comment ai-je pu me faire piquer autant ? Pourtant j’ai assez vite mis du répulsif anti-moustiques. Inefficace ? En tout cas, ça fait mal et c’est vraiment désagréable. Et mon tube de Parfenac est presque vide. Bon, pour changer, ce matin : il pleut. Et pourtant, c’est vendredi 13, jour de chance, non ? Pas vraiment : en préparant ce que je dois emporter pour mon petit-déjeuner à la cuisine du camping, un œuf tombe sur le sol du van. Je ne vous dis pas la foire pour tout nettoyer ! Remarquez, un œuf cassé est peut-être un bon signe. Non ? La propriétaire du camping est une vieille dame un peu originale et très sympa. Elle fait la collection de vieilles voitures et possède entre autres, exposées dans le camping, cinq Morris Minor, une voiture anglaise qui ressemble assez à notre vieille 4 chevaux. En tout cas, l’endroit est fort bien tenu, calme car peu fréquenté : il se trouve en effet trop loin de la plage sur le lac Manapouri, il faut parcourir 200 mètres, vous vous rendez-compte ? Je ne pars que vers 9H45, il pleut toujours. La route descend plein sud, je m’arrête faire quelques courses à Tuatapere, un village traversé par la route, avec de jolies maisons en bois de type western.
Un peu plus au sud, la route bifurque plein est et passe par Riverton. Non seulement il pleut, mais maintenant il vente. Les camions que je croise m’envoient des gerbes d’eau incroyables. Heureusement ils sont très peu nombreux en NZ, à priori le transport de marchandises se fait surtout par train. Je croise aussi, depuis le début de mon voyage, de nombreux touristes cyclistes avec leur sac à dos, en général par couple (au moins 4 par jour). Ce ne doit pas être marrant pour eux avec ce temps ! Ils sont courageux ! A 13H, j’arrive à Invercargill, 48 200 habitants, la ville la plus au sud de NZ. Je vérifie : elle se trouve sous 46° de latitude, à peu près comme Lyon dans l’autre hémisphère. Je pensais être beaucoup plus au sud ! Cela veut dire qu’à la même latitude que Marseille, mais dans l’hémisphère sud, se trouvent des glaciers à 300 mètres de hauteur, de la neige à 600m en plein été et des phoques ! Incroyable, non ? Invercargill possède de beaux bâtiments colorés, un peu de style art nouveau, et un McDo (rouge et jaune) où je m’arrête. Là, une autre surprise : les autocollants apposés sur les portes qui disent que les repas de McDo sont approuvés par Weightwatchers ! 14H30 : je repars vers l’est, traverse Fortrose, un village qui s’étend au bord d’une plage de sable (presque) blanc, la plus belle que j’ai vue jusqu’à présent. La région est plutôt plate et recommence à être bien verte, finie les couleurs fanées et ternes.
De là, je fais un détour non prévu par une petite route côtière qui se transforme ensuite en piste sur 20 km et qui mène au phare de Waipapa, le plus méridional de l’île du Sud. J’aperçois ici une otarie (sealion) qui se fait dorer sous la pluie et peux l’approcher à moins de 10 mètres. De minuscules petites souris (des musaraignes ?), de 2 à 3 cm sans la queue, courent dans l’herbe, elles m’amusent mais je n’arrive pas à les photographier, sauf une dans les toilettes. Je continue jusqu’à Walkawa, où se trouve les chutes du Niagara. Véridique : ces chutes de quelques dizaines de cm s’appellent réellement comme ça. L’humour néo-zélandais ? En fait le minuscule village du coin s’appelle Niagara. Toujours plein est, très peu de circulation aujourd’hui, puis remontée vers Owaka et autre détour jusqu’au phare de Nugget. Là se trouvent des phoques et une colonie de manchots des antipodes (ou manchots à œil jaune) qu’on ne peut observer que de loin sur une hauteur (dommage…). C’est l’espèce de pingouins la plus rare du monde. Il est déjà 19H30 et, comme il pleut un peu moins, je me risque à une petite heure de balade jusqu’au phare et aux alentours. Je continue enfin jusqu’à Balclutha, plus au nord, où j’arrive au camping à 21H30, il commence à faire sombre et il pleut toujours, ça n’a pas arrêté un seul moment de toute la journée. Un vendredi 13 très humide ! J’ai parcouru 398 km (et 5005 km depuis le début).
Samedi 14 : Couché très tard (travail) je me réveille à presque 8H du mat. Il fait un grand soleil. Une bonne heure et demie pour me préparer. Mon lait a tourné et ma bouteille d’eau qui me sert de glaçon a été volée dans le congélateur du camping. Je suis furax. Mon jambon, mon pâté et le reste vont-ils tenir jusqu’à demain matin ? Je quitte Balclutha vers 9H30 et retrouve la nationale 1 qui monte vers le nord-est. Arrêt une heure plus tard au bord du lac Waihola, tout brun et bien agité ; en effet le vent souffle très fort. Je continue vers Dunedin et me rends d’abord tout au bout de la péninsule d’Otago. Visite guidée (et assez chère) au centre des albatros royaux, qui se trouve sur une colline à l’emplacement du fort de Taiaroa qui date de 1885. Les albatros royaux sont de grands oiseaux blancs aux ailes noires et aux pattes palmées qui ne viennent pondre pratiquement qu’ici et appelés aussi « royaux de Taiaroa ». Comme l’espèce est protégée (moins de 20 000 individus), pour pouvoir les observer, les touristes restent dans une salle vitrée durant une demi-heure, ce n’est pas génial mais mieux que rien. Nous en voyons quatre, dont une femelle qui couve. Quelques autres espèces d’oiseaux sont visibles, dont une colonie de Spotted Shag (Stictocarbo Punctatus, famille des pélicans), de jolis oiseaux longilignes et palmés, hauts et noirs sauf le ventre blanc. Le soleil est maintenant caché par de gros nuages (c’était trop beau…). Ici, sous la falaise, les algues sont nombreuses et énormes.
Je pique-nique dans mon van puis me rends à quelques kilomètres de là au Penguin Place, une réserve privée destinée à venir en aide aux manchots des antipodes (ou manchots à œil jaune) dont j’ai vu des spécimens hier. Il se remet à pleuvoir. Ici la visite est payante, 25 euros pour une heure et demie, mais l’endroit est bien aménagé. Un petit bus nous amène à un ou deux km de là, puis nous marchons un peu dans des galeries creusées dans le sol et étayées, ceci afin de ne pas déranger les manchots. Je peux voir de très près un bébé encore tout ébouriffé et, de plus loin, deux autres manchots se reposant. Plus loin, à quelques mètres, un manchot s’en va en remuant la queue, marrant. Ca me rappelle l’antarctique. Ces oiseaux sont noirs avec le ventre blanc avec, sur leur tête blanche et noire, du jaune autour des yeux (d’où leur nom). Bon, un peu déçu, j’aurais bien aimé en voir en plus grand nombre… Sur le chemin du retour, un phoque paisible nous regarde passer. Il est déjà 15H30 et je repars jusqu’à Dunedin, une ville de 111 000 habitants. Je remonte la principale rue commerçante et passe par la jolie place de l’Octagon qui, comme son nom l’indique, a huit côtés. Dehors, la pluie tombe en déluge…
Je me trompe en prenant, au lieu de la route principale, une route secondaire qui grimpe sur les hauteurs avant de redescendre et où il n’y a pas un chat. Bien m’en a pris : le soleil faisant une courte apparition, j’ai droit à un magnifique arc-en-ciel sur la péninsule d’Otago. Je rejoins la nationale 1 au bout d’une vingtaine de km et continue plein nord jusqu’à Palmerston, puis longe un bout du Pacifique avant de passer à Moreaki. Pour me rendre ensuite jusqu’à Oamaru, je préfère emprunter la petite route côtière passant par Kakanui où se trouve un petite église sympathique. J’arrive à Oamaru un peu avant 20H et me rends, vers le port, dans un centre d’observation des manchots bleus, l’espèce la plus petite de manchots, mesurant rarement plus de 30 cm de haut. Visite payante mais, de jour, on ne peut pas en voir beaucoup, ils partent en mer tôt le matin pour rentrer à la nuit. J’en vois tout de même un, caché dans un abri. Pas de photos, elles sont interdites. Là encore je suis déçu. Je vais ensuite à deux kilomètres de là pour observer d’autres manchots, d’un peu loin. Toutes ces espèces sont extrêmement protégées et tout est fait pour qu’on ne les approche pas. Il pleut et il fait froid. Je ne vois que des manchots à œil jaune. Il est déjà 21H30 lorsque j’arrive au camping dont la réception est fermée, ce qui ne m’empêche pas de m’installer, de cuisiner et de travailler tard. 289 km parcourus.
Dimanche 15 : Nuit un peu courte, le soleil me réveille. Va-t-il enfin s’installer durablement ? Promenade dans les rues d’Oamaru. Sensation bizarre : hier, je croyais arriver dans un village et je me retrouve dans une ville charmante, 13 000 habitants, avec de jolis bâtiments du XIXème siècle : opéra, théâtre, musée… Sur une place se tient un petit marché artisanal où je flashe sur de très joli pancakes. Puis je retourne à la plage où j’étais hier soir, espérant y apercevoir des manchots. Mais rien, c’est trop tard, ils sont déjà en mer. Je quitte Oamuru vers 11H, le ciel s’est déjà couvert en partie de nuages menaçants et le vent souffle. Nationale 1 vers le nord, puis la 83 vers l’est, dans la vallée de la Waitaki. Arrêt au village de Duntroon, bâti en retrait de la rivière, vieilles maisons en bois et ancienne prison.
Plus loin, premier barrage hydroélectrique sur la Waitaki. Au second, je bifurque pour longer le lac Aviemore par le nord. Il est très agité car un vent digne du mistral provençal souffle. Deux hors-bords sur le lac tirent des skieurs nautiques. Nombreux petits campings tout au long de ses rives. Je m’arrête près de l’un d’eux pour pique-niquer, il fait très frais. Je prends un peu de temps pour achever mon compte-rendu d’hier et finir la lecture de mon troisième livre. Je redémarre au bout de deux heures et, après le troisième barrage, celui de Benmore, je reprends la route principale. Je passerai encore deux autres barrages plus loin. A Omarama, ma route bifurque plein nord, traverse Twizel et arrive au lac Pukaki, d’un bleu assez spécial, laiteux. L’endroit est magnifique, car de la neige visiblement fraiche recouvre les sommets pourtant peu élevés (de 1600 à 2200 m) de la chaine de Ben Ohau, les Alpes du Sud néo-zélandaises. Pas étonnant qu’il fasse si froid en plein été !
De là, une route longe l’ouest du lac vers le nord et arrive 55 km plus loin au village de Mount Cook, au pied du mont Aoraki (ou Cook), le plus haut du pays avec ses 3754 m. Je ne la prends pas, manque de temps, et repars vers l’est, direction Géraldine. Ill est presque 19H lorsque j’arrive enfin, après 265 km, aux lacs Tekapo et Alexandrina. Paysages d’une beauté incroyable, le bleu des lacs, les sommets enneigés au fond. Des moutons un peu partout, un calme absolu. Je m’installe à l’écart d’un camping, dans un endroit tranquille où je suis seul, près du lac Tekapo. Ce lac, a une altitude de 700 m, fait 27 km de long. Pas de chance : un camping-car arrive deux heures plus tard et se met à une vingtaine de mètres de moi. Avec toute la place qu’il y a dans les environs ! Mais que puis-je faire ? Rien…
Lundi 16 : Pas eu chaud cette nuit. En effet, à 700 m d’altitude, en plein été, il a gelé ! Mon pare-brise est givré et je m’en vais dès 6H30, histoire de faire fonctionner mon chauffage. Ciel d’un bleu limpide et sommets ensoleillés. Des lapins traversent le bout de piste que j’emprunte. J’aime le petit matin ! Je m’arrête au bord du lac à quelques kilomètres. Que c’est beau ! Et j’y reste un moment avant de reprendre ma route vers l’ouest. Un peu avant midi, me voici à Géraldine. Petit arrêt, il fait bien plus chaud ici, une vingtaine de degrés, pas plus à cause du vent. Besoin d’une bouteille d’eau minérale, 2 euros la bouteille d’1,5 l, presque le prix de l’essence ! Je continue sur Mayfield, paysage de collines jaunes, puis m’arrête à Rakala pour pique-niquer. Plus tard, je fais mon plein quasi-journalier à Lincoln ; le pompiste est Népalais, nous discutons un moment.
Toujours vers le nord-est, j’arrive à la péninsule de Banks. La route serpente et passe un col d’où j’ai une bonne vue sur la baie d’Akaroa et, au loin, sur le village du même nom. Cette péninsule a été formée il y a fort longtemps par deux éruptions volcaniques. La route redescend et traverse plusieurs villages avant d’arriver à Akaroa, un endroit assez particulier. Des drapeaux français flottent un peu partout ! C’est en effet ici que débarquèrent et s’installèrent les premiers colons français. Leurs descendants habitent toujours le village, par ailleurs mignon et très fleuri. Magnifiques arbres aussi. Le long de la baie, bars restaurants et commerces d’artisanat attendent les touristes. Bien agréable, ce coin. S’il n’y avait pas ce vent ! Je repars par la route des crêtes, un peu plus longue mais offrant de superbes paysages par endroits. Puis je bifurque vers Lyttleton, une ville de 3100 habitants construites à flanc de colline et qui en fait est le port de Christchurch. La côte est jolie mais la ville n’est pas folichonne. En plus, les tremblements de terre de cette dernière année ont abimés les rues et plusieurs immeubles.
Un long tunnel me conduit directement de l’autre côté de la colline dans les faubourgs de Christchurch, 350 000 habitants, la capitale du Canterbury et réputée comme étant la plus anglaise des villes néo-zélandaises. Mais, suite aux dizaines de tremblements de terre très récent, les plus importants étant ceux du 4 septembre 2010 (181 morts) et du 22 février 2011. Un autre a suivi le 13 juin et le plus récent à ma connaissance est celui du 23 décembre, peu avant mon départ. Tout le centre de la ville est bouclé, la cathédrale et d’autres immeubles se sont effondrés, plus grand-chose à visiter. Je passe devant un McDo et profite d’une demi-heure d’Internet gratuit depuis ma voiture, sans avoir besoin de consommer (tant mieux pour ma ligne, quoi qu’en dise WeightWatchers). Après avoir fait quelques courses au supermarché à côté, je me mets à la recherche d’un camping et le trouve plus rapidement que prévu, malgré l’étendue de la ville. Il est près de 21H lorsque je m’installe, après avoir parcouru 448 km (et dépassé les 6000 km depuis le début de mon voyage).
Mardi 17 : Encore un beau soleil ! Après avoir fait ma réservation de ferry par Internet pour ce soir (20 % moins cher qu’à l’aller), je vais quand même faire un petit tour dans Christchurch. D’abord à la baie de Redcliff, à l’est : c’est marée basse, et la plage ressemble plutôt à un marécage vaseux. Puis au centre, qui est en effet bouclé. Paysage sinistre : des maisons effondrés, des grues, des monuments rafistolés à la va vite, des barrières et palissades entourant tout ce qui menace de s’écrouler. Les rues sont abimées par endroit, forcément. Je ne peux voir ce qu’il reste de cette cathédrale, qui était paraît-il si jolie. S’il en reste quelque chose… Christchurch est très étendue, environ 100 km² d’après mes calculs. Je continue, plein nord. Il est déjà 9H30, je n’ai pas trop de temps à perdre aujourd’hui, je dois être à Picton, à environ 360 km d’ici, avant 17H, et je ne sais comment est la route.
Heureusement, la route est bonne. Et belle en plus, offrant de beaux paysages, notamment vers Domettbet Spotswood. Elle passe à l’ouest de la chaine de Hawkswood et débouche, à Oaro, sur le Pacifique, algué et magnifique sous le soleil de midi. Je passe par Goose Bay et m’arrête vers 13H à Kaikoura, jolie bourgade de 3900 habitants, arborée et fleurie, qui s’étale le long de la baie et d’une péninsule. Au bout de celle-ci, quelques phoques se dorent au soleil sur un rocher entourés d’une ribambelle de mouettes. Le vent souffle toujours, froid. Je continue par la belle route, coincée entre l’océan et les montagnes. 80 km de côte sauvage, aucun village, seulement un camping et deux ou trois restaurants… Pas le temps d’y aller, je pique-nique rapidement dans mon van, face au Pacifique, près d’odorants massifs de fenouil. Il est 14H et j’ai encore 120 km à parcourir. Je passe par Bleinheim, 27 000 habitants, où se trouvent de nombreux vignobles.
La route devient ensuite quelque peu tortueuse jusqu’à Picton, où j’arrive largement à l’heure, ce qui me permet de me balader à pied et de retourner en van jusqu’au point de vue qui surplombe la ville. J’assiste de là à l’arrivée de mon ferry, l’Aratere, de la compagnie Interislander. A 17H, je suis dans la file d’embarquement, ayant parcouru 374 km. Le ferry quitte le port une heure plus tard. Les paysages durant les cinquante minutes passées dans le fjord sont magnifiques sous le soleil. Nous croisons même une régate. Une fois sorti du fjord, nous gagnons l’île du Nord en face et la longeons vers le sud pour rejoindre la capitale Wellington. Le temps passe vite : je travaille, puis dine de riz au poulet et d’une glace, petit extra, tout en contemplant les paysages qui défilent et en sortant de temps en temps sur le pont prendre quelques photos. Vent violent mais mer calme. Le ferry est presque vide. Nous sommes déjà en vue de Wellington peu après 20H et débarquons à 21H, un peu avant l’heure. Je m’installe pour la nuit au même endroit (un peu bruyant) qu’à l’aller, sur le parking de la compagnie de navigation, et me couche heureux de ma journée.

Mercredi 18 : Réveillé dès 5 heures par un trafic de gros semi-remorques attendant le ferry. Je décide de filer alors au centre-ville de Wellington. Beaucoup de mal pour sortir de ma place, bloqué par l’un d’eux. Au centre, je profite durant plus deux heures de l’Internet gratuit, mets mon courrier à jour et prépare ma journée. J’ai en fait deux jours d’avance sur mon planning, ce qui est bien et me laissera le temps de flâner un peu plus, peut-être, et de bien visiter les quartiers écartés d’Auckland, ce que j’avais prévu de faire difficilement une fois mon van rendu. Bon, mieux vaut de l’avance que du retard. Je repars à 9H, sous un ciel partiellement nuageux, et prends la même route très sinueuse qu’il y a dix jours, passant par Upper Hutt (je ne m’arrête pas au fameux camping !) et Featherston. Puis j’emprunte la route des vins jusqu’à Martinborough, 1400 habitants, bourgade charmante et avec ses maisons de bois entourée de champs et de vignobles. Puis route de campagne quasi-déserte vers le nord, petit arrêt à Masterton. Il fait chaud dans le van, moins dehors.
Plus au nord encore, je pique-nique sur une aire de repos très tranquille et me repose, je suis un peu fatigué aujourd’hui (pas assez dormi). Puis, direction nord-est, je traverse des bourgades telles Eketahuna, Pahiatra, Woodville et Dannevirke qui, comme son nom l’indique, est un bastion danois : des drapeaux du Danemark flottent, les maisons font nordiques, un moulin a même été reconstitué ! Je continue : Waipukurau, Waipawa et Havelock Nord, la banlieue chic juste au sud d’Hastings. De là, je me dirige vers le cap Kidnappers, drôle de nom qui doit avoir une histoire, et arrive tout au bout de la route au lieu-dit Clifton où je m’installe dans un camping qui semble tranquille face à l’océan Pacifique. Il est presque 19H et j’ai parcouru 379 km (ce qui est trop). N’ayant plus rien à me mettre, je décide de faire une lessive, des machines à laver et à sécher sont à disposition. Drôlement rapides, en plus… Pendant ce temps, je me douche puis cuisine. Je suis inquiet car j’ai mal aux jambes, surtout la gauche : je suis couvert de petites croutes, conséquences des piqûres de mouchetiques, ça se termine enfin, plus d’une semaine ! Mais le problème n’est pas là, je me demande si je ne fais pas une nouvelle phlébite. Je dois être prudent…

Puisque je n’ai pas grand-chose à raconter sur ma journée d’aujourd’hui, pas folichonne, j’en profite pour vous faire partager ce que j’ai lu sur Internet ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_de_la_Nouvelle-Z%C3%A9lande ), un article intéressant concernant le drapeau de la Nouvelle-Zélande. En effet, une partie de la population voudrait changer de drapeau et un concours avait été lancé il y a une dizaine d’années pour proposer un nouveau drapeau. Si j‘en parle, c’est que je trouve certaines propositions très chouettes. J’ai classé en tête celui que je préfère :
A noter que les quatre étoiles rouges à cinq branches liserées de blanc représentent la constellation de la Croix du Sud dont seulement quatre étoiles sur cinq sont visibles sur le drapeau de la Nouvelle-Zélande. Elles symbolisent l’appartenance de la Nouvelle-Zélande à l’hémisphère sud.
Jeudi 19 : le soleil apparaît vers 6H15, il fait beau et je me prépare rapidement ; j’ai en effet réservé hier soir une balade pour aller jusqu’à la pointe du cap Kidnappers voir les Fous de Bassan, des oiseaux que j’avais déjà observés, mais je ne sais plus où. A 7H, nous sommes une vingtaine d’adultes et une dizaine d’enfants à embarquer sur une remorque aménagée tirée par un tracteur. Nous partons par la plage de galets et de sable, c’est marée basse. La route goudronnée qui conduit au camping s’est à moitié effondrée à cause de l’érosion due aux vagues. Notre guide, qui conduit, s’arrête de temps en temps pour nous donner des explications intéressantes sur la géologie des falaises qui dominent la plage. Plusieurs couches se superposent : sédiments de rivière ou de mer de diverses époques (depuis 4,5 millions d’années), graviers, vieux composts, lignite, coquillages etc... Des plaques entières se sont effondrées lors du tremblement de terre de 1931, mais les lignes de failles diagonales (200 000 ans) sont le résultat du mouvement tectonique des plaques qui s’éloignent l’une de l’autre. Nous apercevons sur le trajet, qui dure une bonne heure, beaucoup d’oiseaux de différentes espèces. Et enfin, sur des rochers immergés et sur la falaise, nos premiers Fous de Bassan. Oiseaux magnifiques, avec leur tête jaune avec des traits noirs, leur corps blanc, leurs ailes blanches et noires et leurs pieds palmés noirs. Une élégance rare !
Ces oiseaux ont des particularités spécifiques ; par exemple, des membranes transparentes recouvrent leurs yeux lorsqu’ils plongent profondément pour pêcher (jusqu’à 20 mètres de profondeur). Le positionnement de leurs yeux donne un effet de jumelles pour bien voir de loin. Pas de narines externes sur le bec, etc… Des mamans s’occupent de leur unique petit, souvent une boule de duvet. Amour maternel ! Quoi de plus beau ? Il est impossible de différencier mâles et femelles, ils sont identiques et interchangeables : les pères, fidèles, prennent de temps en temps la place de la mère pour s’occuper du poussin (le couver, puis le nourrir). Sur ce cap vivent quatre colonies de Fous de Bassan, une grosse population puisque 8500 nids sont recensés. Ces oiseaux vivent de 25 à 35 ans. Dès que le gamins peuvent voler, au bout de quatre mois environ, ils s’envolent vers la côte est de l’Australie et un tiers d’entre eux reviennent 3 à 5 ans après leur migration pour trouver un conjoint. Ici, on peut observer ces oiseaux de la mi-octobre à fin avril. Le reste du temps, ils sont sous de climats plus chauds. Nous arrivons au bout de la plage et grimpons en 20 minutes sur le haut de la falaise où vit une immense colonie, plusieurs centaines d’oiseaux. C’est fou ! Et génial… Beaucoup de mouvement : des oiseaux s’envolent et se posent constamment, là, à deux ou trois mètres de nous. Mais il faut repartir : nous sommes de retour à 11H. J’ai tout de même pris 5 petits films et 130 photos (je n’en garde que 46, je ne suis pas mécontent de certaines prises en vol, mais mon appareil a un problème, une poussière intérieure qui se voit sur les clichés). Vraiment, c’est une excursion que je ne regrette pas !

De retour au camping, je profite de l‘électricité et d’une table dans la cuisine pour travailler mes photos et textes. Puis je reprends la route vers 14H et m’arrête pour pique-niquer à quelques kilomètres. Malheureusement la piste est faite de galets et je m’engalète, c’est la galè…re. Je n’arrive pas à me dégager et attends, en travaillant sur Internet, que je ne captais pas au camping, qu’un véhicule passe pour demander de l’aide. Ce qui sera le cas une heure et demie plus tard. Bon, je n’étais pas pressé… Un jeune couple sympa 4x4 muni d’un câble me tire facilement de là en deux minutes. Je vais juste un peu plus loin, à 7 km du camping de la nuit dernière, pour m’installer sur un parking équipé de toilettes au bord de la mer où les camping-cars sont autorisés. Là, allongé les jambes en l’air, je termine la lecture mon quatrième livre. Mes jambes vont mieux, je crois que je me suis inquiété hier pour rien. La nuit tombe plus tôt, vers 21H, les jours raccourcissent et, de plus, je remonte vers le nord. Je bouquinais toujours lorsque, à 22H30, la police est venue me déloger. En fait, st endroit est autorisé au camping-car mais pas au van. Allez comprendre ! Du coup, en pleine nuit, je suis obligé de retourner au camping de la nuit dernière. Heureusement, ce n’est pas loin. Après ces 13 petits kilomètres parcourus ce jour, j’en suis à 6773 km à la fin de cette troisième semaine.
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12/01/12
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En Nouvelle-Zélande du vendredi 6 au jeudi 12 janvier 2012 (seconde semaine)
Vendredi 6 : Départ de bonne heure vers le sud sous un ciel désespérément gris. Petit arrêt aux chutes de Raukawa, vues de loin. Cette route, jusqu’à Whanganui, est fort sinueuse. Mais y a-t-il une route droite en NZ ? Paysages toujours très vallonnés, une boîte d’œufs ouverte. Et c’est vert, admirablement vert. Je suis à Whanganui vers 11H, fais un tour en ville puis m’attable au McDo. Internet fonctionne un moment. En fait, j’ai compris : je n’ai droit qu’à 50 Mb de débit à chaque connexion, c’est très peu. Et, quand ça coupe, il faut attendre une demi-heure pour pouvoir se reconnecter. Ou changer de McDo… Après le déjeuner, je continue toujours plein sud : Bulls, Foxton, Levin… A Otaki, j’admire l’ancienne gare construite en bois et toujours en service. Très jolie. Par contre, la plage d’Otaki Beach est immense mais vraiment affreuse. Ca ne donne pas envie de se baigner, malgré le soleil qui brille maintenant.
Plus au sud, à Walkanae, je bifurque à gauche pour prendre une route étroite appelée Akatarawa Road et extrêmement sinueuse. Elle est heureusement peu fréquentée : je ne croise qu’une quinzaine de voitures en une heure et 30 km. Je débouche à Upper Hutt, m’arrête dans un camping : cet endroit est naturiste et il n’y a que des hommes. L’un deux semble me regarder avec un certain appétit. Je fuis… Comme j’ai un jour d’avance sur mon programme et dois attendre dimanche matin pour changer d’île, je décide de faire une excursion que j’avais prévue à mon retour de l’île du Sud. Je prends vers l’est une autre route de montagne qui me conduit à Featherston. Une douzaine de km plus loin, je tourne vers l’ouest pour me rendre à Lake Ferry, village balnéaire situé dans la baie de Palliser. Le camping étant surbooké, je continue vers le sud. La route qui y conduit est superbe, longeant la mer de Tasmanie. Je peux assister au coucher de soleil et j’arrive à 21H à Ngawi, le village le plus au sud de l’île du Nord. Contre toute attente, et avec joie, j’y trouve un terrain réservé au camping, avec des toilettes de l’autre côté de la route. Le vent souffle par rafales. Un peu fatigué après ces 395 km de route.
Samedi 7 : Le vent s’est calmé durant la nuit et j’ai très bien dormi. Au lever du soleil, je suis déjà, quelques kilomètres plus loin, sous le phare haut perché du Cap Palliser. A proximité vit une colonie de phoques. Différents de ceux du camping naturiste. Ce n’est pas beau, un phoque ! Mais c’est mignon… Quelles mimiques ! Quels yeux langoureux… Je repars. Peur de tomber en panne d’essence, ça m’arrive souvent. Mais pas cette fois, ouf ! Je reprends dans l’autre sens la route d’hier jusqu’à Upper Hutt, puis Lower Hutt où je m’arrête faire quelques courses alimentaires. En NZ, la vente d’alcool et de cigarettes est interdite aux moins de 25 ans, dans les supermarchés en tout cas. J’ai déjà remarqué beaucoup d’endroits où la consommation d’alcool est interdite (certaines plages, près des écoles, dans certains centres-villes…). Les affiches contre l’alcoolisme montre un jeune Maori ivre (ce qui n’est pas du goût de tout le monde). Encore un déjeuner Wifi à McDo. Le temps a maintenant viré au gris. D’après la météo, la semaine qui vient s’annonce pluvieuse. Ca me changera…
Encore quelques kilomètres et me voici vers 14H à l’entrée de Wellington, la petite capitale du pays (164 000 habitants d’après mon Lonely Planet, 382 000 selon Wikipedia, qui croire ?). C’est sans doute parce qu’elle est située au centre du pays, juste entre les deux îles, que Wellington, construite en grande partie sur des collines, a été choisie comme capitale. Je prends une rue qui grimpe fortement sur l’une des collines et peux ainsi avoir une vaste vue sur la ville, bien qu’une partie soit cachée par d’autres collines, notamment toute la péninsule est. Le quartier est résidentiel, certaines maisons sont superbes. La ville ne compte d’ailleurs que peu d’immeubles de plusieurs étages, juste quelques-uns dans le centre. Je redescends, continue mon tour et stationne sur le parking payant du Te Papa, le plus fameux musée du pays dont l’entrée est gratuite. Et c’est vrai que c’est grandiose, différentes sections éparpillées sur 4 ou 5 étages. Mais je sature vite : j’y reste deux heures là où il faudrait deux ou trois jours pour tout approfondir. J’apprends que la Wifi est gratuite dans tout le quartier central, alors j’en profite, c’est rapide et j’arrive à télécharger tous mes podcasts et mon courrier.
La bourse de NZ affiche sur sa façade les cours du jour. L’euro baisse, ça ne m’arrange pas, car mon voyage va me coûter encore plus cher. Je me promène à pied dans la rue commerçante, puis reprends mon van pour emprunter la corniche qui mène à la péninsule. Retour au centre par un tunnel et direction un camping, le seul de la ville, qui se révèle être un motel qui loue quelques places de parking pour 25 € la nuit. De l’arnaque ! Je rebrousse chemin et vais me garer sur le parking du ferry-boat que je prendrai demain. C’est bruyant : au-dessus passent deux passerelles routières et, à quelques mètres, une voie de chemin de fer et une station de taxis (un bateau va arriver à 21H25, un autre à 5H35 demain matin). La nuit risque d’être terrible ! Pour la première fois, je veux utiliser le réchaud au gaz de la voiture, mais l’allumeur automatique ne fonctionne pas et je n’ai pas d’allumettes. Moi qui m’étais acheté une tranche de viande ; j’espère qu’elle sera encore bonne demain… Tant pis, je me fis des sandwichs… Puis, après avoir installé mon lit, je mets mes boules-Quiès pour un repos bien mérité, même si je n’ai parcouru que 198 km aujourd’hui.
Dimanche 8 : Plutôt bien dormi cette nuit, même si je me suis réveillé un peu tôt. Il pleut (heureusement, j’étais protégé par la passerelle) et le vent souffle par rafales. Dire que j’ai voulu prendre le ferry de jour pour la vue (et c’était encore plus cher)! C’est tout gris… A 6H30, je me trouve déjà dans la file d’embarquement pour le Kaitaki (compagnie Interislander). Dans la soute, je me retrouve tout au fond, je serai donc le premier à débarquer. Le ferry quitte le port de Wellington à 8H25. Traversée sous la pluie et le vent, ça tangue un peu, des personnes sont malades, je résiste. Une hôtesse passe avec des verres de glaçons, que les gens sucent, sans doute pour éviter le mal de mer, je ne connaissais pas. Je m’installe dans le fauteuil d’un salon du pont 7 et bouquine. Un illusionniste fait des animations pour les enfants. Au bout de deux heures, nous pénétrons dans les Malborough Sounds, un ensemble d’îles, de presqu’îles et de fjords. Photos difficiles à prendre sous la pluie. Nous arrivons à 11H20, avec un quart d’heure d’avance, à Picton, le petit port du nord de l’île du Sud. Et je débarque en effet le premier…
Ville quelconque d’à peine 4000 habitants, Picton est superbement située au fond d’un fjord profond, le Queen Charlotte Sound, et entourée de montagnes Un vent assez violent souffle, la pluie tombe par intermittence, je ne m’attarde pas et prends la route qui part à l’ouest. Route comme toujours très sinueuse. A ma gauche, la montagne recouverte d’une végétation luxuriante, à ma droite, en bas, la mer, les fjords, de tous petits ports de plaisance, quelques plages. C’est superbe et je m’arrête plusieurs fois admirer ce paysage. Plus d’une heure pour parcourir les 30 km qui séparent Picton d’Havelock, où je m’arrête près du port de plaisance pour déjeuner dans mon van : deux petits sandwichs jambon-tomate-mayonnaise et une orange. Puis petit temps de détente (lecture) avant de repartir sur cette route toujours aussi sinueuse. Je fais un petit tour dans Nelson, une ville de 44 000 habitants : dans le centre, ce ne sont que de petits commerces et restaurants ; et en périphérie, une vaste zone commerciale. Où logent donc les habitants ?
Je continue vers le sud-ouest, traverse Belgrove, Glenhope et Kawatiri et bifurque plein sud pour aller voir le lac Rotoroa où se trouve un camping. L’endroit est joli mais envahi de moucherons vampires, c’est très désagréable. Le temps de fermer mes vitres et mon van en est rempli. Je fais un massacre et file… Bonne piste de 28 km vers l’ouest, traversée de quatre gros ruisseaux à gué, lièvres et quelques biches. Pas une voiture. A 19H20, et après 261 km, me voici à Murchison, gros bourg où je me rends dans un des deux campings. Calme mais plus cher que d’habitude, d’autant plus que la douche est payante. Des moucherons ici aussi, mais en moins grand nombre. Deux personnes font leurs grillades sur le grill au gaz, j’en profite pour faire cuire mon gros steak. Je me régale, il est fameux ! Un yaourt et un bout de chocolat termine mon repas.
Lundi 9 : Le ciel est toujours gris et je reprends ma route vers le sud-ouest. Celle-ci devient bien meilleure : Contrairement à l’île du Nord, celle du Sud n’est pas vallonnée mais très montagneuse. En milieu de matinée, me voici au cap Foulwind où je me balade durant une heure jusqu’au phare, puis sur le chemin côtier surplombant la mer. Je peux apercevoir en contrebas une colonie de phoques, mais il est impossible de s’approcher, dommage. Pas mal de touristes ici. Sur le parking se baladent de drôles d’oiseaux, sans doute des cousins germains des kiwis. Si ce ne sont pas des kiwis, sont-ce des kinons ? (bof, peut faire mieux…). De là, je roule vers le sud en longeant la mer de plus ou moins loin. Tiens, un gros élevage de biches. Je m’arrête déjeuner dans mon véhicule, face à la mer qui remue pas mal. La côte est assez découpée.
Un peu plus tard, à Punakaiki, autre balade d’une demi-heure pour contempler les Pancake Rocks, des rochers très érodés où viennent frapper les vagues. Le chemin passe au milieu de multiples plantes et fleurs très odorantes. Plus au sud, je fais un tour dans Greymouth, ville de 10 000 habitants sans grand intérêt. Je stoppe un bon moment près de la plage d’Okitaka, puis au bord du joli lac Mahinapua. Plus loin, le parking du lac Ianthe propose des places de nuit gratuites pour les vans, mais c’est déjà complet. Je continue encore un peu et m’arrête, au bout de 381 km, un peu en retrait de la route, juste avant Whataroa. Il est 19H30. L’endroit est malheureusement infesté de moucherons vampires. Du coup, je reste enfermé dans mon van et n’ose même pas entrouvrir mes vitres. Moi qui voulais me préparer des pâtes, je suis refait. Car, pour me servir du réchaud à gaz, il faut ouvrir le haillon… Je me contenterai encore de sandwichs.
Mardi 10 : Je me réveille tout hémorragié, piqué de partout, les draps ensanglantés… Sacrés moucherons ! Caché sous ma couette, je termine enfin mon second livre (816 pages quand même) sur la quinzaine que j’ai amené. Car, entre la route et l’ordinateur, il ne me reste pas beaucoup de temps pour bouquiner. Puis je révise mes conjugaisons : cette semaine il a plu, ce matin il pleut, demain pleuvra-t-il ? Oui, annonce la météo, encore 4 ou 5 jours de pluie… M…. 8H30, j’y vais, affrontant les éléments... Une heure et demie plus tard, je m’arrête à Okarito, village tranquille, créé dans les années 1870 par des chercheurs d’or sur les rives d’un lagon. La plage est assez pourrie. Existe-t-il de belles plages en NZ ? Peut-être sur la côte est ? Puis la route, bonne, grimpe un peu, jusqu’au village très touristique de Franz Josef Glacier, 350 habitants, qui se trouve à seulement 300 m d’altitude.
Là, je m’arrête tout d’abord chez le mécanicien du coin pour faire remettre une vis qui est partie (à part ça, la voiture marche bien). Il regarde et me demande l’équivalent de 30 euros pour faire se travail. Comme je lui dis que ça me semble très cher, il me vire carrément, ce que je fais. Pas sympa, ce mec ! Je dois dire qu’à part lui et l’employé du loueur de van, j’ai toujours été bien accueilli et renseigné partout. Puis je visite le centre d’information qui contient un minuscule musée et pars me promener durant 40 minutes pour avoir une belle vue sur le bas du glacier. Il mesure tout de même 12 km de long. J’observe durant un moment un kéa, gros perroquet endémique de NZ. Puis je redescends et arrive au van sous une petite pluie fine. Qu’est-ce qu’il y a comme camping-cars et vans sur le parking ! Pique-nique rapide dès que la pluie s’arrête. Je repars encore plus au sud et arrive 24 km plus tard à Fox Glacier, village jumeau de Franz Josef. 300 m d’altitude, 375 habitants et la même enfilade de commerces, restaurants, bars et autres services touristiques (alpinisme, survol en hélicoptère…).
Balade sympa d’une heure, parmi une belle végétation, jusqu’à la base du glacier Fox, qui fait 13 km de long. Mais on n’a pas le droit d’approcher la glace à moins de 80 mètres, dommage. J’ai même droit à quelques rayons de soleil, il fait de suite plus chaud. La température est à environ 15°, ce n’est pas si mal près d’un glacier et sous cette latitude. Je repars, toujours plus sud, et traverse beaucoup de rivières. Les ponts sont particuliers en NZ : la plupart ne sont qu’à une voie, avec un système de priorité bien indiqué. Vu la circulation, cela suffit. Arrêt au lac Paringa, puis au lac Moeraki. A Haase Junction, je fais encore un plein d’essence. Elle est ici 10% plus cher que dans l’île du Nord. Je passe ensuite le col d’Haase, pas haut du tout, puis longe le long lac Wanaka, très joli. Juste après, je tourne au nord du lac Hawea et rejoins passé 20H un camping pas cher juste équipé de toilettes et d’un point d’eau. Endroit assez sympa où je m’installe pour la nuit, sous la pluie. Mon réchaud fonctionne : je me prépare de bonnes pâtes (encore ? me direz-vous !). J’ai parcouru ce jour 3941 km.
Mercredi 11 : Encore des mouchetiques et les jambes me piquent, quel hic ! Un peu de soleil ce matin et, du coup, je ne pars qu’en milieu de matinée. Ce lac est magnifique. Je le longe vers le sud et m’arrête à Wanaka, petite ville qui sent les vacances : baigneurs, rameurs, pêcheurs… Le temps de me connecter sur Internet et mettre mon site à jour et je repars, toujours vers le sud, en passant par Cardrona, un minuscule village au milieu de rien. Passé un col, je redescends sur la vallée. De la route (sinueuse), la vue est magnifique, sur le lac de Wakatipu et sur la ville de Queenstown où j’arrive vers 13H30 et m’offre un McDo (ça me manquait…) et une connexion Internet. Une heure plus tard me voici devant cet immense lac de Wakatipu (80 km de long, 291 km² et jusqu’à 420 m de profondeur). Il est magnifique, clair, d’une jolie couleur bleue et entouré de montagnes majestueuses. Un peu de soleil et il fait de suite chaud (25° ?), Queenstown n’étant qu’à 310 m d’altitude. Les bords du lac sont d’ailleurs envahis de vacanciers. Cette ville, qui compte 11 000 habitants, me paraît assez riche ; en tout cas certaines maisons, bâties à flanc de montagnes, sont spacieuses et d’architecture assez innovante, et de nombreux hôtels aussi. Un téléphérique grimpe même sur le pic de Bob qui surplombe la ville et où existe une piste de luge.
Je longe le lac sur sa rive nord-ouest, 45 km pour aller jusqu’à Glenorchy. Très jolie route offrant de beaux panoramas. Glenorchy est un petit village de 220 habitants. Ici, les bords du lac sont bien plus tranquilles. J’y reste un moment, pluie et soleil alternent. Demi-tour par la même route (qui ne va pas plus loin de toute façon) jusqu’à Queenstown. De là, je continue à longer le lac Wakapitu sur 35 km, cette fois sur sa rive sud-est, jusqu’à Kingston, tout au sud du lac. Toujours de belles vues en route. A partir d’ici, les paysages changent sensiblement et le vert omniprésent laisse la place au marron fané. Beaucoup moins d’arbres aussi. Plus au sud encore, à Five Rivers, je bifurque vers l’ouest et trouve un camping à la ferme juste avant Mossburn. J’y arrive sous une pluie battante à 21H ; la nuit va bientôt tomber et j’ai parcouru 330 km. Le fermier m’explique qu’il est très heureux qu’il pleuve enfin ; la sécheresse sévissait depuis plusieurs mois, ce qui explique la couleur ternes des prés aux alentours. Je profite de la cuisine pour me préparer mon repas chaud habituel (devinez quoi…). J’ai la visite d’un joli hérisson, qui m’a l’air un peu perdu et effrayé, d’un joli coq à qui je demande de ne pas chanter demain à l’aube et d’un paon qui refuse d’ouvrir sa queue en éventail, ne me trouvant sans doute pas à son goût.
Jeudi 12 : Le coq a tenu parole et je l’en remercie. Par contre, les piqûres de mouchetiques des jours précédents (ici, il n’y en a pas) m’ont fortement dérangé et perturbé ma nuit. Ah, une bonne douche chaude et un petit-déjeuner cuisiné (un œuf frit sur des toasts grillés, petit régal que je ne m’accorde pas souvent). 9H : mon site à jour, je pars… Temps gris. Une heure plus tard, je suis à Te Anau, petite ville de 3 000 habitants au sud du lac du même nom. Il pleut et je prends la route qui monte vers le nord en longeant d’abord le lac Te Anau sur 28 km. Mais la plupart du temps le lac reste invisible, caché par la forêt. Puis je longe les lacs Gunn, à ma gauche, et Fergus, à ma droite, bien plus petits. Un autostoppeur (j’en ai croisé souvent) porte un panneau où il a inscrit « I have chocolate », c’est un marrant. Plus loin, alors que je me suis arrêté prendre une photo, un perroquet kéa grimpe sur mon toit, bagué et pas farouche du tout. Avec son grand bec, il me plaît beaucoup, ce perroquet, mais je ne peux tout de même pas l’emmener avec moi ! Sur cette route, il existe de nombreux petits endroits équipés de toilettes et où il est permis de camper moyennant 3 euros par personne. Mais ils sont infestés de mouchetiques, ces bestioles infernales qui ne devraient pas exister (elles ne servent à rien sauf à emm….. tout le monde).
La route, jusqu’alors bonne, devient plus tortueuses sur les 33 derniers km. Elle grimpe jusqu’à un col où il reste encore de la neige sur les bas-côtés. De nombreuses cascades tombent des sommets environnants et je traverse de multiples rivières sur des ponts à une voie. Un tunnel très mal éclairé de plus d’un km débouche sur la vallée suivante, brumeuse et entourée de montagnes. La brume s’estompe dans la descente, mais la pluie continue. Après avoir parcouru 120 km depuis Te Anau en traversant de beaux endroits, j’arrive enfin à Milford Sound, petit port de 170 habitants, en cul de sac dans un genre de cirque majestueux. Il est 13H30. Je suis en fait à 40 km à vol d’oiseau de Glenorchy, où j’étais hier, mais il m’a fallu parcourir 345 km, par le chemin le plus court, pour venir ici. Je pique-nique, puis vais me renseigner pour une balade en bateau dans le fjord, je choisis l’une des trois compagnies pour un départ à 15H pour une durée d’1H45. Sur ce gros bateau, nous ne sommes qu’une soixantaine, dont beaucoup de Japonais. La pluie cesse peu à peu et la promenade est magnifique : des dauphins s’amusent autour de nous, des phoques se prélassent sur les rochers et se baignent, des cascades tombent à pic des falaises.
Au bout d’une bonne quinzaine de km, nous sortons du fjord juste pour faire demi-tour dans la mer de Tasmanie, ça bouge, et reprenons notre navigation en sens inverse. La pluie a cessé, c’est plus agréable pour faire quelques photos. L’arrivée sur Milford est sympa, notamment avec ce beau pic Mitre à droite (1692 m). Du village part un sentier de 54 km de long qui, paraît-il, est réputé pour être l’un des plus beaux du monde. Mauvaise surprise : ma batterie est de nouveau à plat, je ne peux démarrer et suis obligé d’aller demander de l’aide au bar à côté, qui me dépanne pour 12 euros. Ca commence à me gonfler… Je peux repartir à 17H25, même route avec un meilleur temps, le ciel s’est un peu éclairci et le soleil fait même une petite apparition juste avant mon arrivée à Te Anau vers 19H30. Je continue encore une demi-heure vers le sud et m’arrête dans un camping à Manapouri, après 336 km de route aujourd’hui (4607 km depuis le début de mon voyage). Plus je descends vers le sud, plus la nuit tombe tard, évidemment. Ce soir, elle tombe vers 21H45. Belle journée quand même, malgré ce mauvais temps qui s’éternise…
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05/01/12
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En Nouvelle-Zélande du mercredi 28 décembre 2011 au jeudi 5 janvier 2012 (première semaine)
Mercredi 28 : Le voyage aérien va être long, très long… Parti à 7H30 de chez moi, respectant ma devise (« A la bourre, comme toujours… »), métro, bus pour l’aéroport et décollage de Marseille à 10H10. J’atterris à Francfort à 12H05. Juste le temps de changer de terminal et décollage à 13H25 à bord d’un Airbus A380. Je suis heureux : c’est la première fois que je le vois et le prends. Depuis que j’attendais ce moment ! Il est énorme, silencieux et confortable. Durant le vol, à ma demande, une jolie hôtesse allemande m’emmène visiter à l’étage la classe Business, 98 places spacieuses dont moins d’une dizaine sont occupées. En première classe, située à l’avant toujours à l’étage, les 8 places tout confort sont occupées. Quant à moi, en classe normale (420 places), je n’ai pas à me plaindre : je suis contre le hublot et la place d’à côté n’est pas occupée. Sur mon écran individuel, les programmes vidéo et musical à la demande sont bien. Je peux regarder deux bons films que je ne connaissais pas, dont un indien.
Jeudi 29 : Je dors peu, deux heures peut-être, ce n’est pas vraiment l’heure. Atterrissage à Tokyo à 8H35, après 11H10 de vol. Le décalage horaire étant de 8H, il n’est donc que 0H35 en France. L’aéroport de Tokyo est propre mais bizarre : il me faut marcher un moment pour changer de terminal. Le transit est très long, une dizaine d’heures, et j’en profite pour m’allonger sur des sièges et dormir trois heures. Dommage que les annonces soient si fréquentes et si fortes, ça ma saoule. Je bouquine le reste du temps. Avant l’embarquement, au contrôle, ma bouteille d’eau, pleine, est refusée alors que je veux garder l’emballage. Mais, ici, pas de problème, les Japonais ont trouvé la solution, pourtant simple : ils ont un jerrican dans lequel il vide ma bouteille et me la rende vide. Génial ! Le décollage du Boeing 777 se fait comme prévu vers 18H30, vol de la Air New Zealand. L’équipage est à moitié néo-zélandais, à moitié japonais. Les menus proposés aussi. A cause du décalage horaire, je dors très peu, lis et regarde un film néo-zélandais, Boy, original et que j’ai beaucoup aimé.
Vendredi 30 : 10H30 de vol et atterrissage à Auckland un peu à l’avance, il n’est pas 9H, soit 21H en France (décalage horaire supplémentaire de +4H, donc +12H avec la France). Ouf, presque 24 heures dans le ciel depuis avant-hier ! J’ai la hantise en arrivant à la douane et au contrôle des passeports : la liste des questions, sur la fiche d’entrée, est longue. Mais tout se passe bien, ils sont beaucoup moins chiants qu’en Australie ! Retrait d’argent, achat d’une carte détaillée du pays et d’une carte sim locale pour mon téléphone, renseignement à l’office du tourisme au sujet des campings, appel de mon loueur de vans qui vient me récupérer une demi-heure plus tard. A son bureau (Backpacker Sleeper Vans, groupe Tui Campers), je dois signer divers documents, verser en plus du prix des 28 jours de location déjà réglé une grosse caution (900 euros), prendre connaissance des différentes consignes. C’est ici les grandes vacances d’été et les prix de location doublent, c’est comme ça. Mon sleeper-van est un Toyota Townhace Noah (il doit avoir la pêche !) de l’année 2000 (il a dû avoir la pêche !). Il fonctionne à l’essence et à déjà 285 320 km au compteur. Un peu vieux mais propre. Toutefois, je m’en apercevrai plus tard, la fermeture automatique des portes ne fonctionne pas, je devrai vérifier à chaque arrêt que les quatre accès sont bien verrouillés, c’est pénible. Deux places devant. L’arrière, d’une hauteur d’1,30 m, est équipé d’un lit qui se plie en deux, d’un lavabo, d’un réchaud de deux feux, de petits placards. C’est vraiment étroit et, si j’ouvre le lit, je ne peux plus bouger. Mais je le savais. Je quitte le loueur, situé dans la banlieue sud d’Auckland, à midi pile (minuit en France). J’ai préparé chez moi tout mon programme, environ 7500 km à parcourir. La Nouvelle-Zélande (NZ) s’étend sur environ 1700 km du nord au sud. Mais c’est à vol d’oiseau ! Or la NZ est montagneuse… En tout cas, je dois être très prudent aujourd’hui : nouveau véhicule, conduite à gauche (mais priorité à droite), fatigue due au décalage horaire et au manque de sommeil et, surtout, pluie. Car il fait vraiment un temps pourri : la pluie ne cesse de tomber à flot jusque vers 17H. L’horizon est bouché, je ne vois pas à plus de cent mètres.
Je commence ma découverte de l’île du nord par le nord, logique, et dois d’abord traverser Auckland, la plus grande ville du pays, par une autoroute. Cette ville n’en finit pas, elle s’étend sur plus de 25 km ! Je traverse à priori plusieurs ponts, traverse Birkenhead et m’arrête à Orewa pour déjeuner dans un McDonald’s (deux fois moins cher qu’en France et tout est fait avec des produits locaux). Pas de chance, la Wifi n’y fonctionne pas, je voulais juste envoyer de mes nouvelles pour rassurer ma famille. Orewa est une station balnéaire, beaucoup d’enfants sont pied-nus. Je ne vois pratiquement que des Blancs, souvent blonds, c’est surprenant mais normal, puisqu’il compose 78 % de la population. Pas d’immeubles, que des maisons basses et des commerces. Je fais quelques achats dans un supermarché : eau, lait, céréales, fromage rapé, pâtes, sauce, sel, huile, pain, beurre, salami, mandarines, yaourts, savon douche, PQ (il ne m’en reste plus d’Ethiopie) etc… Bref, ce qu’achète un homme qui fait ses courses… Les gens prennent leur temps, les vieilles caissières plaisantent, ambiance sympa… Je repars, la pluie s’est un peu calmée. A Warkworth, je prends à droite jusqu’à Leigh. Beaux paysages vallonnés, vignobles et, surtout, de magnifiques arbres de toutes sortes. C’est très vert. Je longe de nombreuses criques et petites plages de sable. Des policiers plutôt sympas arrêtent toutes les voitures qui passent : contrôle alcootest : pas de ballon mais un appareil devant qui il faut prononcer son nom. Très rapide, 0 % d’alcool. Arrivé à Leigh, demi-tour jusqu’à la route principale, la nationale 1, que je reprends vers le nord. Wellsford, Maungaturoto, Ruakaka (toilettes publiques) et, enfin, Whangarei, mon étape. 245 km parcourus, je suis complètement crevé. Je n’inaugurerai pas le lit de mon sleeper-van cette nuit, j’ai décidé de m’offrir une chambre. Tiens, un motel : non, c’est trop cher. Un peu plus loin, un camping. J’y trouve une chambre sommaire, pas chère (15 euros), je dois utiliser les draps de mon van, ça ira. Les toilettes et douches, propres, sont à une centaine de mètres, pas pratique lorsqu’il pleut. J’ai un mal de tête terrible et ne tarde pas à me coucher, après une bonne douche, même s’il n’est ici que 20H30.
Samedi 31 : Réveil vers 6H, assez bien dormi, pas de bruit. Il pleut encore. J’aurais bien dormi un peu plus, j’ai toujours un violent mal de tête. J’étudie des brochures touristiques, fais avec difficulté mon petit compte-rendu, range mon van. Vers 9H30 apparaît un peu de soleil et je quitte le camping vers 10H. Mais il recommence à pleuvoir peu après (et souvent durant la journée, avec quelques éclaircies). Je fais d’abord un petit tour à Whangarei, petit port de plaisance où de nombreux voiliers et yachts sont amarrés ou à l’ancre au milieu de la crique. Nombreux oiseaux marins. Bon, j’y vais pour de bon cette fois. Les routes prises jusqu’à présent sont en bon état, la signalétique excellente et les conducteurs prudents et, en général, respectueux des limites de vitesse. Prés ou paissent vaches et moutons. Fougères géantes, yuccas, sisals, arbres énormes, haies impressionnantes de 6 à 8 mètres de hauteur. Les paysages sont vraiment magnifiques ! A Whakapara, j’emprunte la petite route, qui deviendra côtière, plein nord. Elle est très sinueuse, il est difficile de dépasser les 60 km/h, mais je ne regrette pas la route principale. Je passe Oakura et continue jusqu’à Russel où j’arrive un peu avant 13H, après avoir longé de nombreuses baies.
Russel est un village très touristique et un petit port de 820 habitants. Nombreux restaurants et boutiques d’art et de souvenirs. Ici se trouvent la plus ancienne église du pays (Christ Church, 1836), ainsi que la station d’essence en activité la plus vieille (1920). La petite église en bois est mignonette, dans le style de celle que l’on peut trouver en Europe du nord ou en Australie. En face, un musée retrace la vie du lieu et présente de nombreux objets maoris, des maquettes de bateaux, des photos anciennes. Intéressant. Les maisons du village sont toutes de bois. Je me promène et m’arrête déjeuner d’un plat excellent dans un restaurant thaïlandais où la Wifi fonctionne, ce qui me permet d’envoyer de mes nouvelles et de répondre à mon courrier. Je repars plus tard et traverse la baie en 10 minutes de ferry-boat pour accoster à Opua. Je continue vers le nord, Kerikeri, Awanui et commence à être bien fatigué. Je n’arriverai pas jusqu’au camping du Cap Reinga et m’arrête vers 19H, après 264 km, à Houhora Heads. Le camping Wagener Holiday Park est cher (11 €, douche payante), plutôt sale et mal équipé. Et il y a du monde. Il pleut. J’installe mon lit dans le van, confortable finalement, et bouquine en m’endormant au bout d’un moment. Je suis réveillé à minuit par de petits feux d’artifice. Ca y est, nous sommes en 2012, douze heures avant la France.
Dimanche 1 janvier 2012 : Je me réveille vers 6H, après une bonne nuit. Il fait déjà jour et la pluie s’est arrêtée. Je range le van, fais un brin de toilette, rencontre la femme de ménage, une maorie tatouée qui va avoir bien du travail, déjeune de céréales, puis vais me parquer au bout du camping, à l’embouchure d’une crique. A cette heure-ci, je suis seul ici, tranquille, et en profite pour travailler presque deux heures sur mes photos et récit de voyage. Mon lot quotidien... Il fait frais, un peu moins de 20 degrés je pense, je ne sais jamais comment m’habiller : pull ou non ? Avec mon pull, j’ai trop chaud, sans mon pull, j’ai froid. Va-t-il encore pleuvoir ou non ? La météo pour la semaine qui vient n’est pas géniale… Au moment de repartir, plus de batterie ! Sans doute ai-je trop utilisé l’éclairage de la cabine cette nuit (moins d’une heure en tout cas). L’année commence bien ! Heureusement, le manager du camping me dépanne gentiment et en peu de temps avec sa voiture et un câble pour relier nos deux batteries. Pourvu que ça recharge bien en roulant ! La route vers le nord est belle, traversant vallons et prairies. Les photos, elles, ne seront pas bonnes, avec ce ciel très gris. Il pleuviote même de temps en temps. Il est 10H50 lorsque j’arrive, après 75 km, au bout du monde, au bout de ce monde, au cap Reinga, le cap nord de la NZ. Je me balade une demi-heure, allant jusqu’au phare datant de 1941 et fonctionnant maintenant à l’énergie solaire. C’est ici le point de séparation entre l’océan Pacifique et la mer de Tasmanie. Le vent est assez violent et, en contrebas, à certains endroits, les vagues sont énormes. Plages de sable aux alentours. Quelques sentiers de randonnée sont fléchés à parti de là. On peut s’y balader plusieurs jours…
Je repars, malgré le mal de tête violent qui ne me quitte plus depuis mon arrivée ; cela commence à m’inquiéter… Il se remet à pleuvoir. Je m’arrête au McDo, la Wifi fonctionne très lentement, mais je ne peux accéder à mon courrier ni à mon site (problème de serveur ?). Je me rends compte de nouveau que beaucoup de gens marchent sans chaussures ; et pourtant, là, la plage est à plusieurs kilomètres. J’avais déjà fait cette constatation en Australie il y a dix ans. Après m’être sustenté, je repars et retrouve la Nationale 1 que j’emprunte durant 80 km. Je bifurque ensuite sur la droite, vers l’ouest donc, continue de rouler bien que très fatigué par mon mal de tête. Je décide finalement de m’arrêter sur le bas-côté pour dormir un peu. Pas de chance ! Ce n’est pas stabilisé et mes roues de gauches s’enfoncent dans du gravier, je n’arrive plus à avancer ni à reculer et le van menace de se retourner. C’est mon jour ! Je ferme bien le van et me rends à un village un kilomètre plus loin. Heureusement, la pluie a cessé. Là, un Maori attablé au bar accepte de suite de me dépanner avec son véhicule et un câble de remorquage. Ca se passe bien et c’est fait en quelques minutes. Ouf, je respire ! Le sympathique Maori refuse mon pourboire et je repars pour m’arrêter finalement un peu plus tard dans une ville et dormir une heure.
Les routes sont vraiment bien signalées ; ici, on ne peut ignorer quelle est la limitation de vitesse, c’est indiqué partout, à chaque virage. Il y a même des panneaux fluorescents, jaunes ou oranges, ça ne passe pas inaperçu (sortie d’école, route glissante, etc…). Bon, je ne pourrai pas rouler encore bien longtemps, je souffre terriblement et les Dafalgan n’y changent rien. J’ai repéré un camping à Opononi, une station balnéaire. Mais il est complet, c’est mon jour de chance. Il faut dire qu’avec la nouvelle législation qui interdit le stationnement sauvage des vans (et il y en a !) les campings font leurs affaires… Il pleut à flot, je dois continuer coûte que coûte ; avec ma fatigue, c’est dangereux, mais y-a-t’il une autre solution ? Le camping suivant est à une quarantaine de kilomètres, mais la route, qui traverse de gigantesques forêts, est étroite et sinueuse. Lorsque j’arrive au camping de Waipoua Forest, après 383 km, il est déjà 20H30 et la nuit commence à tomber. Ici, on s’auto-enregistre, c’est pratique. Très peu de monde et l’endroit est propre, situé à proximité de la forêt. Arbres de toutes sortes, magnifiques. Bonne douche, sandwich et je me couche rapidement, incapable de faire autre chose.

Lundi 2 : Nuit difficile, la tête, la tête. J’ai fini mon Dafalgan. Le matin, mon mal de tête s’est calmé. Toutefois, par précaution, je sors mon Di-Antalvic et même des antibiotiques. 9H, j’y vais… Il ne pleut plus. Je remonte vers le nord sur 11 km, histoire de prendre un sentier qui conduit dans la forêt de Waipoua. Avant de l’emprunter, il me faut d’abord nettoyer et désinfecter mes chaussures (de même au retour). C’est un peu humide, mais l’endroit est assez chouette, bien fléché, avec quelques panneaux d’explication sur ces arbres géants mais fragiles que sont les kauris. Je me rends jusqu’au Four Sisters : ce sont quatre immenses kauris qui ont poussé ensemble dans un périmètre restreint, quelques mètres. Belle balade de 30 minutes et je repars. Les rivières que j’ai vues jusqu’à présent sont toutes marron, la terre je suppose. J’ai prévu de descendre directement sur Auckland en bifurquant à Dargaville et en passant par Matakohe, à l’ouest. Mais, 20 km avant Whangarei, je m’aperçois que je me suis trompé de route et que cela me fera une quarantaine de km supplémentaires. C’est bien moi, ça, je suis habitué.
Toutefois, chaque chose a du bon : à l’entrée de Whangarei, je m’arrête sur le côté pour prendre une photo et m’aperçois que je suis juste devant l’entrée du musée que je voulais visiter vendredi (mais c’était trop tard). Le musée se situe dans un parc où subsistent d’anciens bâtiments (ici, anciens veut dire un siècle) : chapelle, maison d’habitation et même une petite prison pour femmes. L’intéressant musée présente notamment de l’art maori. Mais le clou est la pièce réservée aux kiwis, ce fameux volatile emblème de la NZ que je vois en vrai pour la première fois. L’endroit est sombre, cet oiseau vit en effet la nuit http://fr.wikipedia.org/wiki/Kiwi_de_Mantell . Plus tard, nouvel arrêt dans un McDo (il y en a partout) mais la Wifi ne fonctionne pas. Puis j’emprunte la seule autoroute du pays qui relie le sud de Warkworth à Auckland et continue ensuite jusqu’à Pokeno. La partie nord est à péage et ça me semble un peu compliqué : il faut s’arrêter sur un parking, sortir et payer à une borne en indiquant le numéro du véhicule. Pas d’autre contrôle. Je suppose qu’une caméra, à un moment donné, relève tous les numéros de véhicules. Autrement, il est aussi possible de payer par Internet dans un délai de 5 jours. C’est beau le progrès !
En milieu d’après-midi, me voilà à Auckland. L’arrivée sur la ville par le nord est superbe et je quitte l’autoroute pour pouvoir m’arrêter prendre une photo. En plus, le soleil fait son apparition ! J’avais prévu de dormir là cette nuit mais décide de continuer, j’ai le temps. J’ai de toute façon prévu de visiter Auckland en fin de voyage, une fois le van rendu. Je reprends l’autoroute vers le sud et continue jusqu’à Hamilton, une ville bien agréable et très étendue de 141 000 habitants. L’endroit me semble riche : belles villas avec pelouses, nombreux parcs, lac. Comme partout, le centre-ville est un amalgame de locaux commerciaux, ça me fait penser aux villages western. Les habitations, elles, sont plutôt en périphérie. Très peu d’immeubles hauts. Je me balade un peu en voiture, fais quelques courses. Après mon troisième plein (presque un par jour !), j’ai pu calculer que mon van buvait pas mal, environ 8,3 litres/100. L’essence est heureusement un peu moins chère qu’en France (je crois), à 1,25 euros le litre. J’ai du mal à trouver le camping recherché, heureusement j’ai un assez bon plan et j’y arrive vers 20H, après avoir parcouru 432 km. Bel endroit, calme et très propre, pour moins de dix euros la nuit. La cuisine est grande et bien équipée : du coup, je me prépare des pâtes…
Mardi 3 : Excellente nuit dans le large lit du van (large pour une personne, 1,90 sur 1 m, mais à deux ce serait étroit…). Réveil aux chants des oiseaux. Je me lève vers 6H, premier (et seul) à la douche. Puis je travaille un long moment sur une table de la cuisine. Des Hollandaise qui repartent là-bas aujourd’hui me laissent un stock de nourriture : biscuits, mayonnaise, œufs, citron… (et j’en ai refusé). Sympa ! Je fais aussi la connaissance d’un jeune couple de Français et d’une autre famille française en camping-car, avec 5 enfants, qui repart aussi aujourd’hui après trois semaines de vacances. Je finis par quitter le camping vers 10H30, trop tard à mon goût. Que ne ferais-je pas pour vous qui me lisez… Il se met à pleuvioter, évidemment… La route plein ouest vers Raglan est sinueuse, l’endroit est très vallonné (comme presque partout). Un pays aussi vallonné, je n’avais jamais vu ! Et pour être vert, c’est vert ! Forcément, s’il pleut tout le temps comme ça ! Les Anglais n’ont pas dû être dépaysés en venant s’installer ici… En attendant, c’est superbe !
J’arrive à Raglan en fin de matinée. Sous la pluie… Cet endroit est connu pour ses possibilités de surf. Pas à mon goût en tout cas, le temps y est peut-être pour quelque chose. Je poursuis par le sud jusqu’à Makomako. Puis la route n’est plus bitumée mais les 20 km de piste sont assez bons. Normalement, je n’ai pas droit d’emprunter une piste avec mon van, mais ça ils ne me l’avaient pas dit lorsque j’ai loué ! Les paysages sont sublimes. Quelle exubérance dans la végétation ! Ces palmiers aux palmes ressemblant à des fougères me fascinent. Les vaches sous la pluie me regardent passer d’un air bête, une herbette au museau. Tiens, l’une d’elles m’a fait un clin d’œil, la coquine. Mais comment sait-elle que je suis taureau ? 13H20, me voici à Kawhia, un bourg balnéaire qui sent les vacances. Et, jusqu’à fin janvier, ce sont effectivement les grandes vacances pour les enfants de NZ. Dans un restaurant chaleureux, j’apprécie mon premier steak néo-zélandais, il est excellent. Et, pour 2,5 euros, je peux profiter ad libitum d’une liaison Internet performante. Enfin à jour !
Là encore, je repars trop tard (15H50). Route très sinueuse vers l’est puis au sud par Otorohanga et Te Kuiti, où je bifurque au sud-ouest en direction de New-Plymouth. Nombreuses averses tout le long. Un peu avant 19H, me voici à Mokau, village de villégiature charmant ; situé dans un cadre exceptionnel. Mais les plages de sable noir semblent assez peu propices aux bains. Et le soleil apparaît enfin, ça change tout… Ici, les vallons arrondis se font plus hauts et plus acérés, c’est magnifique. Et toujours cette végétation abondante ! Une heure plus tard, je prends une petite route sur la droite, là où un camping est signalé. Je le cherche un moment, ce camping, le trouve enfin, à Wai Iti Beach : complet. Mais la propriétaire me permet de me parquer en face de l’entrée à l’extérieur et me garantit que c’est permis et que je n’y serai pas dérangé. Un WC public se trouve à proximité. Bon, ça ira. De toute façon je ne me sens pas de continuer, j’ai parcouru 325 km tortueux… La plage à proximité me semble affreuse, peut-on vraiment se baigner là ? C’est plein de morceaux de bois ramenés par la mer. Mais c’est un lieu protégé : ici des pingouins bleus (?) viennent se reproduire une fois l’an.
Mercredi 4 : Bien dormi, pas dérangé et camping économisé… Lorsque je pars vers 8H, le ciel est bien couvert, mais cela se dégagera assez vite. Je fais un tour à New Plymouth, ville de 46 000 habitants, aérée, propre (comme partout) mais sans grand charme, puis me rends à l’office du tourisme où une hôtesse fort sympathique me réserve un billet pour le ferry que je dois prendre dimanche matin pour me rendre dans l’île du Sud. C’est très cher, 130 € l’aller avec le van mais, celui-ci n’étant pas amphibie, je n’ai pas vraiment le choix. Au sud de la ville se dresse un petit pic de 154 m, le Paritutu Hill. Plus loin, à l’est, j’aperçois le Mont Taranaki (ou Mont Egmont), haut de 2518 m et recouvert de neige par endroit. Malheureusement, il est en partie caché par les nuages ; tant pis pour les photos. Je longe la côte pour me rendre plus au sud, d’abord à Oakura, village balnéaire (comme tous les villages de la côte ouest). Quelques personnes se baignent, d’autres essayent de faire du surf, mais peu de vagues. Là aussi, nombreux troncs et morceaux de bois divers ramenés par la marée. Une trentaine de km plus bas, me voici au phare du Cap Egmond, qui la nuit éclaire la mer de Tasmanie.
Plus au sud encore, Opunake propose deux plages de sable assez abritées et fréquentées, mais toujours aussi moches. Le centre western de ce village est original, de nombreux murs et façades étant recouverts de peintures admirables. Je fais mon plein et mets mon huile moteur à niveau : il manquait déjà deux litres ! Puis je me rends à la bibliothèque municipale, où Internet est gratuit. Je n’arrive pas à connecter mon ordinateur mais peux prendre connaissance de mon courrier sur un autre. Enfin, je vais déjeuner dans un des restaurants du coin : un hamburger aux champignons, mais oui, accompagné de délicieuses french fries (des frites). C’est bon, rapide et peu onéreux. Le ciel est de nouveau très nuageux et je repars plein est vers le parc national Egmont, qui entoure tout le mont éponyme. Depuis une des entrées du parc, une route étroite passe entre des murs de verdure et me conduit jusqu’au parking des Dawson Falls. Il est 15H. De là, petite demi-heure de balade facile pour me rendre aux chutes. Ce n’est pas Iguaçu ni le Niagara, loin de là, mais l’eau tombe avec une puissance extraordinaire. C’en est assourdissant.
Je fais un détour au lac Rotokare, à une quarantaine de km. Pour arriver à ce lac, la voiture doit passer dans un sas fermé par deux portails afin d’éviter que des chiens, rats et autres animaux indésirables ne viennent polluer l’endroit. Joli lac étroit dans un endroit qui pourrait être tranquille. Il est malheureusement fréquenté par un hors-bord qui tire des gamins sur des bouées. D’autres font du canoë, c’est plus respectueux de l’endroit. Je n’y reste pas et repars illico récupérer la route qui remonte vers le nord-est, appelée Forgotten World (la route du monde oublié). Route sans aucune circulation et extrêmement tortueuse, traversant des vallons verts où sont parqués des troupeaux de moutons. Ces moutons sont vraiment mignons : de petite taille, ils semblent dodus, sans doute un effet de leur laine. De vraies peluches… (ce ne sont peut-être que des agneaux ?). Il est déjà presque 19H quand j’arrive à la petite cascade de Raekohua, près de Tahora. Le camping situé un peu plus loin me semble mal tenu et je préfère continuer. Mais le suivant est loin, la région étant visiblement peu fréquentée par les touristes. Et il est en effet 21H lorsque j’y arrive, juste après Taumarunui, après 393 km. La nuit tombe, il était temps. Une dame m’accueille gentiment et je me parque assez prêt du bloc des sanitaires, puis me prépare une assiette de pâtes (car c’est vraiment le plus pratique) et travaille jusqu’à minuit.

Jeudi 5 : Ciel encore gris ! Décidément… Je n’arrive pas à partir avant 8H30, c’est tard mais ça ira. Je continue ma route vers l’est jusqu’à Tahunga Junction puis bifurque au nord. Nombreux moutons dans les prés. Obligé d’ailleurs de m’arrêter pour laisser passer un troupeau de plusieurs centaines de bêtes menées par des bergers en Quad. Très craintifs (les moutons, pas les bergers…). Un rien les effarouche. Je m’arrête à Kinloch, village au nord du lac Taupo. Ce lac, situé dans la caldera d’un volcan (mais on ne voit rien), est le plus grand du pays (606 km²). Kinloch a un petit port de plaisance et une plage qui ne casse rien. Mais le lac est beau. Je continue ensuite vers l’est, jusqu’à Taupo, ville touristique de 21 000 habitants située au nord-est du lac. Ici, le port de plaisance est plus grand, la plage aussi, mais de petits graviers, où des canards, des oies et de petits oiseaux se baladent. McDo, pour la Wifi, mais je n’arrive pas à relever mon courrier ni à mettre mon site à jour. Habituel… Les Mc Do d’ici sont moins performants qu’en France sur le plan de la Wifi. Si c’est comme ça tout le temps, je vais prendre des kilos pour rien !
Circulation intense, c’est rare. Le soleil apparaît de temps en temps. Je continue jusqu’à Turangi, village au sud du lac Taupo, réputé mondialement pour sa pêche. Et, en effet, j’aperçois des pécheurs, et aussi de petits voiliers. Puis, cap au sud-ouest. Court arrêt au charmant lac Rotoaira. Au bord de la route, quelques chevaux habillés d’un manteau. Malades ? Au fond, les monts Tongariro (1367 m) et Hauhungatahi (1521 m). Je bifurque et prends la route qui monte jusqu’à Whakapapa. Il est 17H lorsque j’arrive à ce petit village situé, je pense, aux environs de 1300 mètres d’altitude. Il fait frais ici. Le paysage est curieux : aucun arbre, quelques prés, mais surtout des amas de pierres et rochers, de la mousse et des petites fleurs de montagne. L’hôtel "Château Tongariro", gigantesque et plutôt réussi, est la première chose qu’on aperçoit en arrivant. Au fond se découpe le mont Ruapehu (2797 m), le plus haut du coin.
Passant le village, je monte jusqu’à la station de ski du même nom, 6 km de route pentue. A 1630 m d’altitude, elle ne paie pas de mine, le matériel me semble vieillot. Les skieurs, en saison (juin à septembre), peuvent monter ainsi jusqu’à 2300 m mais les pistes ne doivent pas être très pentues. Trois stations de ski utilisent ainsi la neige du mont Ruapehu. Le paysage est assez lugubre et quelques chalets forment ce village d’altitude. En redescendant, je m’arrête plusieurs fois pour prendre des photos, le ciel s’étant un peu dégagé. Je reprends la route vers Whanganui, au sud. Arrivé à Raetihi, un village western, je décide de m’arrêter au petit camping. Deux wc, une seule douche (dans l’un des wc) ! Heureusement, nous ne sommes pas nombreux. Belle cuisine dont je profite (même menu qu’hier soir…). Puis je travaille et utilise pour la première fois la clé Wifi que j'ai achetée à l'aéroport en arrivant. Ca marche plutôt bien, mais semble assez onéreux ; je verrai à l’usage. 307 km parcourus aujourd’hui (et 2349 km depuis le début du voyage).
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28/12/11
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Après neuf ans et beaucoup d’hésitations, j’ai finalement décidé de retourner en Océanie. Avec au programme, du 28 décembre 2011 au 15 février 2012, la visite de trois pays que je ne connais pas encore : la Nouvelle-Zélande (durant un mois), l’île de Niue (pays indépendant depuis 1974 mais en libre association avec la Nouvelle-Zélande) et l’archipel du royaume des Tonga (connu des Français grâce à son équipe de rugby…).
Je devais partir en Nouvelle-Zélande avec un circuit organisé par le voyagiste Adeo, qui a dû annuler car il manquait un participant pour rentabiliser. Dommage… Du coup, je pars seul et, pour parcourir ce pays, j’ai loué un van. C’est une camionnette équipée d’un lit et d’une mini-cuisine, basse de plafond, un genre de mini camping-car (en beaucoup moins bien et moins cher). Très grosse déception toutefois, due à une nouvelle législation dont je n’ai eu connaissance qu’après la location (publicité quelque peu mensongère) : le véhicule n’étant pas équipé de toilettes, le camping sauvage m’est interdit, sous peine de lourdes amendes. Je devrai donc galérer tous les soirs pour trouver un camping à proximité (et, en plus, payer pour cela…). Moi qui comptais m’arrêter le soir, une fois fatigué, dans un endroit calme… J’aurais mieux fait de louer une voiture, plus confortable et bien moins onéreuse…
Par contre, je serai en 2012 douze heures avant vous…
Mais parlons tout d’abord de la Nouvelle-Zélande… (d’après diverses sources, notamment Wikipedia)
Petit résumé…
La Nouvelle-Zélande (en maori de Nouvelle-Zélande Aotearoa) est un pays de l'Océanie, au sud-ouest de l'océan Pacifique, constitué de deux îles principales (l'île du Nord et l'île du Sud), et de nombreuses îles beaucoup plus petites, notamment l'île Stewart et les îles Chatham. Située à environ 2 000 km de l'Australie dont elle est séparée par la mer de Tasman, la Nouvelle-Zélande est très isolée géographiquement. Cet isolement a permis le développement d'une flore et d'une faune endémiques très riches et variées, allant des kauri géants aux insectes weta et en passant par le kaponga et le kiwi, ces deux derniers étant des symboles du pays. Sa superficie est de 268 680 km², soit environ la moitié de la France.
L'histoire de ce pays est l'une des plus courtes du monde, car il s'agit d'un des derniers territoires découverts par l'Homme : en effet les Maori y sont arrivés entre 1050 et 1300, tandis que les Européens y débarquèrent en 1642. Ancienne colonie britannique rattachée à la Nouvelle-Galles-du-Sud jusqu'en 1840, dominion en 1907, puis complètement indépendante depuis 1947, elle maintient de forts liens avec le Royaume-Uni, ainsi qu'avec l'Australie (pays anglo-saxon le plus proche et partageant une partie de son histoire), ne serait-ce parce qu’ils ont la même reine, Elisabeth II d’Angleterre. Le pouvoir politique est toutefois détenu par le premier ministre, John Key, et le Parlement démocratiquement élu.
Un peu plus sur la géographie…
La Nouvelle-Zélande est isolée géographiquement. Son plus proche voisin, l'Australie, est situé à 2 000 km au nord-ouest. Les autres terres les plus proches sont le continent Antarctique au sud, la Nouvelle-Calédonie, les îles Fidji et les îles Tonga au nord.
L'île du Sud (South Island) est la plus grande ; elle est partagée dans toute sa longueur par les Alpes du Sud (Southern Alps), dont le point culminant est le mont Cook avec ses 3 754 mètres d'altitude. Elle possède dix-huit sommets supérieurs à 3 000 mètres. L'île du Nord (North Island) est quelque peu montagneuse, mais marquée par le volcanisme et une activité géothermique. Son point culminant, le mont Ruapehu (2 797 m), est d'ailleurs un volcan en activité. La capitale est Wellington, au centre du pays, qui compte 382 000 habitants. Christchurch, au milieu de l’île du sud, a le même nombre d’habitants tandis qu’Auckland, au nord de l’île du nord, est bien plus importante avec ses 1,3 million d’habitants.
La Nouvelle-Zélande possède d'énormes ressources marines. D’autre part, le pays est parsemé de lacs, particulièrement dans l'île du Sud, mais le plus grand est le lac Taupo, dans l'île du Nord, avec 616 km².
Sur la population…
La population (4,3 millions) est majoritairement d'origine européenne (78 %), tandis que les Maoris forment la minorité la plus nombreuse (15 %). Les peuples non-maoris d'origine polynésienne, ainsi que les Asiatiques, représentent également d'importantes minorités, particulièrement dans les régions urbaines. La densité de population est faible : 16 habitants au km². Le PNB mensuel par habitant est de 1505 euros. L’espérance de vie est de 76 ans pour les hommes et 82 pour les femmes.
Selon le recensement de 2006, le christianisme est la religion la plus répandue en Nouvelle-Zélande, soit 55,6 % de la population ; 34,7 % se déclarent sans religion. Les principales subdivisions chrétiennes sont l'anglicanisme, le catholicisme, le presbytérianisme et le méthodisme.
Sur l’économie…
Le secteur tertiaire est le secteur le plus important de l'économie néo-zélandaise (68,8 % du PIB), suivi du secteur secondaire (26,9 %) et du secteur primaire (4,3 %). L'agriculture a été et reste l'industrie d'exportation la plus importante de la Nouvelle-Zélande. Dans l'année allant de juin 2006 à juin 2007, les produits laitiers comptaient pour environ 21 % du total des exportations, soit 7,5 milliards de dollars. La viande comptait 13,2 %, le bois 6,3 %, les fruits 3,5 % et la pêche 3,3 %. La Nouvelle-Zélande exporte principalement à l'Australie (20,5 %), aux États-Unis (13,1 %), au Japon (10,3 %), à la Chine (5,4 %), et au Royaume-Uni (4,9 %).
La Nouvelle-Zélande est un pays très dépendant de son commerce extérieur, particulièrement dans le domaine de l'agriculture. Environ un sixième des exportations néo-zélandaises sont des produits provenant de vaches laitières : poudre de lait, fromage, beurre et mélange protidique. Il y a plus de 4 millions de vaches laitières, principalement dans l'île du Nord (particulièrement dans les régions de Waikato et Taranaki). La laine, autrefois l'exportation la plus importante dominant l'économie, est moins importante depuis les années 1960 et la baisse des prix ; aujourd'hui la moitié des exportations de viande, qui compte un dixième des exportations totales, sont de viande ovine. Les élevages de mouton sont principalement situés dans la région de Canterbury. Le bétail est rarement logé à l'intérieur d'édifices, étant généralement laissé dans les pâturages, où on peut leur apporter du foin et d'autres denrées en complément, particulièrement en hiver. En ce qui concerne les plantes utiles, le blé et l'orge dominent le marché national ; ils sont cultivés surtout au Canterbury. Parmi les fruits les plus importants on trouve la pomme, le kiwi, le raisin et les avocats. La viticulture devient de plus en plus importante. En 2001 il existait 382 vignobles, dont les exportations atteignirent 200 millions de dollars.
Le tourisme joue aussi un rôle important dans l'économie néo-zélandaise, soit 12,8 milliards de dollars au PIB du pays et presque 200 000 personnes à temps plein, soit 9,9 % de la population active du pays. Le ministère du tourisme de la Nouvelle-Zélande prévoit une augmentation de 4 % du nombre de touristes dans les six années à venir.
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